Pays Belgique

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La Belgique possède 3 régions, 10 provinces, 42 arrondissements, 570 cantons et 2 769 villes.

La Belgique est un pays d'Europe de l'Ouest d'une superfice de 30 528 km² (densité de 362,65 hab./km² environ).
La population de la Belgique est de 11 071 483 habitants au dernier recensement.
La capitale de la Belgique est la ville de Bruxelles qui compte 1 125 728 habitants.

Le roi de la monarchie parlementaire fédérale de la Belgique est Albert II.

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Belgique

« L'Union fait la force »

La Belgique ou Royaume de Belgique est un pays d'Europe de l'Ouest partageant des frontières avec la France, les Pays-Bas , l'Allemagne et le Luxembourg. Elle est bordée par la Mer du Nord sur une distance de 65 km.

La Belgique est l'un des pays fondateur de l'Union Européenne et de nombreuses institutions européennes sont installées à Bruxelles, la capitale. Elle fait également partie du Benelux avec le Luxembourg et les Pays-Bas. L'union de ces trois nations a été conclue à la fin de la seconde Guerre mondiale afin de renforcer leur puissance économique face aux pays européens plus importants, garantissant notamment la libre-circulation des biens et des personnes.

Le Benelux fait figure de précurseur à l'Union européenne . Depuis la création de l'UE, le Benelux a moins de raison d'être mais permet aux trois pays de garder une certaine cohésion notamment pour l'organisation de grands événements sportifs.

La Belgique en un coup d’œil

Monarchie constitutionnelle

Capitale : Bruxelles

Divisions administratives : 3 régions comprenant 5 provinces wallonnes, 5 provinces de Flandre et 19 communes de Bruxelles-Capitale.

Population : plus de 11 millions d'habitants

Langues principales : français, néerlandais, allemand

Religion principale: christianisme

Monarque actuel : Philippe

Premier ministre actuel : Charles Michel

Monnaie : euro

Tourisme : aucune restriction

Le plat pays

Avec une superficie de 30.528 km², la Belgique est l'un des plus petits pays d'Europe mais présente cependant trois régions géographiques distinctes, la bande côtière (Basse-Belgique), les plateaux au centre du pays (Moyenne Belgique) et le relief plus accidenté du sud (Haute-Belgique). Le plus haut sommet, le Signal de Botrange situé dans les Ardennes belges, culmine à 694 mètres d'altitude.

 

La Basse-Belgique dont l'altitude ne dépasse pas les 100 mètres au-dessus du niveau de la mer est incluse dans la partie néerlandophone du pays. Le littoral est formé par une plage de sable fin longue de 67 km et pouvant atteindre les 500 mètres de large pendant les marées basses. La plage est bordée de dunes et les terres intérieures sont sablonneuses ou sablo-limoneuses. Ces terres appelées polders sont situées souvent sous le niveau de la mer et étaient autrefois régulièrement inondées. Elles sont aujourd'hui protégées par un système de digues et d'écluses.

 

La Moyenne-Belgique est formée de plateaux très fertiles ne dépassant pas les 200 mètres d'altitude. Cette région était recouverte de forêts mais l'urbanisation et l'agriculture les ont fortement réduites. La Forêt de Soignes située en bordure de la capitale et surnommé le « poumon vert de Bruxelles » est le dernier vestige de la Forêt Charbonnière qui s'étendait, du temps des Romains, de la Meuse à la Mer du Nord. Jusqu'au 15ème siècle, la forêt est restée intacte. Elle servait de rendez-vous de chasse à ses propriétaires, les Comtes de Louvain et, plus tard, les Ducs de Brabant. Quelques communautés religieuses s'y étaient également installés. Des bâtiments sont encore visibles aux alentours de Bruxelles, notamment le Val Duchesse, un ancien prieuré reconstruit au début du 20ème siècle et qui accueille aujourd'hui d'importantes réunions gouvernementales ou internationales, ou l'abbaye de Rouge-Cloître, un prieuré augustin du 14ème siècle et qui a connu différentes affectations avant de devenir un atelier-résidence d'artistes et un café-restaurant apprécié des promeneurs.

La Forêt de Soignes composée principalement de hêtres s'étend aujourd'hui sur 4.400 hectares gérés par les régions flamande, bruxelloise et wallonne selon les principes de la gestion durable afin de protéger sa faune et sa flore. Il est notamment interdit de récolter plus de bois que ce que la forêt peut produire et de ramasser le bois mort dans certains secteurs afin de favoriser l'enrichissement naturel du sol.

 

La Haute-Belgique se situe au sud du sillon Sambre et Meuse. Elle se compose du plateau du Condroz et de ses vallées verdoyantes où l'agriculture et l'élevage se partagent les champs et les prairies, des zones marécageuses des Fagnes, des tourbières des Hautes-Fagnes et enfin du massif ardennais, une région accidentée recouverte par de vastes forêts de bouleaux et de résineux.

Le climat de la Belgique est de type tempéré humide avec une influence océanique. Les précipitations sont régulières et parfois abondantes (de 12 à 20 jours par mois) et les températures sont douces en été (18° en moyenne) comme en hiver (2° en moyenne) malgré la possibilité de connaître des étés torrides avec des périodes de canicule et des hivers rigoureux, principalement en Ardenne. Les températures extrêmes relevées par l'Institut météorologique sont de +40° en Campine et -30° dans la vallée de la Lesse mais il s'agit d'exceptions. Le climat est donc variable et est déterminé par les différences de conditions atmosphériques, principalement la situation du front polaire formant une frontière entre les masses d'air chaud d'origine subtropicale et les masses d'air froid d'origine polaire. Le déplacement de ce front détermine le temps. La bande côtière est souvent balayée par les vents qui accentuent l'impression de fraîcheur. Dans l'extrême sud du pays, le Pays de Gaume également connu sous le nom de Lorraine belge profite d'un climat privilégié avec un ensoleillement plus important ce qui lui vaut son surnom de « Petite Provence belge » et permet la culture de la vigne.

L'homme de Spy

Le territoire de la Belgique est occupé dès la préhistoire et des fouilles archéologiques ont permis de confirmer la présence des hommes durant la période du paléolithique inférieur, il y a plus de 800.000 ans, dans la province de Liège.

Au paléolithique moyen, les bords de Meuse étaient habités par des hommes de Neandertal. Une découverte majeure a eu lieu dans une grotte à Spy, dans la province de Namur en 1886. Des archéologues ont mis au jour des ossements d'hominidés et une grande quantité d'outils et de restes d'animaux datés du paléolithique. L'étude des ossements de « l'Homme de Spy » a permis de confirmer la présence d'hominidés sédentaires dotés de capacités intellectuelles et vivant de la pêche, de la chasse et de la cueillette, il y a 36.000 ans. La thèse de l'existence d'hommes bien avant l'arrivée de l'« homme moderne » a été ainsi validée. Un séquençage partiel des Néandertaliens présents en Eurasie permet d'émettre l'hypothèse d'un patrimoine commun avec l'homo sapiens mais cela reste à prouver. Beaucoup d'historiens penchent pour la théorie d'une coexistence de deux lignées descendant de l'Homo erectus.

 

Durant l'époque néolithique, l'agriculture se développe et les mines de silex sont exploitées, l'outillage s'améliore. En Belgique, l'âge du bronze est daté aux environs de 1.600 avant JC et l'âge du fer vers 800 avant JC.

La conquête de la Gaule

En 57 avant JC, l'armée de Jules César envahit la région qui était alors peuplée par les Celtes, après 5 années de combats parfois intensifs. Après la conquête romaine, la « pax romana » s'installe et, avec elle, l'essor culturel et économique du pays. Les Celtes avaient déjà leur propre monnaie ainsi qu'une société hiérarchisée par village (Roi, noblesse, druides, hommes libres et esclaves). Ils entretenaient des échanges commerciaux avec les peuples méditerranéens et bretons en vendant leur produits artisanaux (bois, tissu, poterie, émail et fer) mais vivaient principalement de l'agriculture et de l'élevage.

Les Romains vont construire de nouvelles routes, défendre le territoire contre les invasions et réorganiser la société. Auguste divise en effet la Gaule en trois provinces, l'Aquitaine, la Lyonnaise et la Belgique.

La Gallia Belgica regroupe une soixantaine de cités (anciennes tribus) réparties sur les territoires de l'actuelle Belgique mais également dans le nord de la France et dans une partie de l'Allemagne. La province est gouvernée par un légat représentant l'empereur et chargé de faire respecter ses édits. Les cités étaient soumises à différents impôts et taxes. Les habitants obtiennent le droit de cité en 212, exception faite pour les esclaves.

Vers la fin du troisième siècle, la province est réorganisée et partagée en trois, la Belgica Prima (chef-lieu: Trèves) comprenant le sud de la province de Luxembourg, la Belgica Secunda (chef-lieu : Reims) comprenant une grande partie de la Belgique actuelle et la Belgica Inferior (chef-lieu : Cologne) qui ne comprend qu'un petit territoire de la Belgique germanophone et qui deviendra par la suite la Germania Secunda.

Les Gallo-Romains sont romanisés et le latin devient petit à petit la langue principale bien qu'elle soit très différente de la langue parlée à Rome ou dans les provinces du sud. Ce dialecte donnera naissance aux langues dites romanes dont le français. Des grandes exploitations agricoles appelées villae sont construites en pierre et regroupent les habitations des propriétaires romains du domaine, des serviteurs et des paysans. Les fermiers gaulois continuent à habiter des huttes en éclats de roche ou en bois et torchis marquant ainsi la différence de classes sociales entre les riches Romains et les populations locales souvent très pauvres.

Le commerce s'intensifie et le pays commence à s'urbaniser, les villes entourées de fortifications pour se défendre contre les invasions barbares sont généralement construites sur les emplacements des anciennes cités celtes.

Les divinités celtiques sont remplacées progressivement par les dieux romains bien que certains cultes se maintiennent. Entre-temps, le christianisme se répand et est finalement autorisé par l'empereur Constantin. Un premier évêché est fondé à Trèves au 4ème siècle mais les invasions vont malmener cette religion naissante jusqu'en 506, date du baptême de Clovis.

L'époque franque

Alors que Rome est en proie à des guerres civiles et à des révoltes dans ses provinces, la Gaule doit faire face aux incursions des Barbares. Voulant s'approprier des terres fertiles, ils s'emparent des territoires de la Belgique, pillant et massacrant les populations sur leur passage tandis que l'Empire Romain d'Occident s'effondre et que l'ensemble de l'Europe occidentale est aux mains des tribus germaniques.

Les Francs investissent les territoires correspondant aux Pays-Bas, à la Belgique et à la Somme (France). Les Belges habitués au mode de vie raffiné gallo-romain amorcent un véritable retour en arrière avec l'agriculture comme unique ressource. En effet le peuple franc est plus proche des anciens Gaulois que des Romains tant au niveau de la morphologie qu'à celui des us et coutumes. Les villae et les villes sont en ruine et les champs sont dévastés mais les Francs sont plus guerriers qu'architectes ou amateurs d'art et ils ne pensent pas à reconstruire. Ils séparent le territoire nouvellement conquis en deux royaumes, les Francs Ripuaires et les Francs Saliens. Ces derniers dirigés probablement par le roi Clodion et ensuite par son fils Mérovée vont prendre le dessus et fonder la dynastie mérovingienne. Clovis 1er, arrière-petit-fils de Clodion accède au pouvoir en 481 et va étendre son royaume, la Francia, à toute la Gaule. A sa mort, en 511, le pays est partagé entre ses quatre fils qui vont se déchirer et s'affronter allant jusqu'au meurtre pour s'emparer des territoires. Il faut attendre le règne de Dagobert 1er pour que le pays redevienne unifié et retrouve un peu de sa splendeur d'autrefois. Dagobert est le dernier grand roi mérovingien, ses enfants connus sous le surnom de rois fainéants laissent le pouvoir aux maires du palais chargés de gérer la fortune et les domaines royaux et qui vont profiter de la situation pour renforcer leur pouvoir et finalement usurper la place des rois mérovingiens. En 751, Pépin le Bref se proclame Roi des Francs, devient le fondateur de la dynastie carolingienne et est à la tête d'un royaume regroupant la Belgique, la France, et une partie de la Suisse, des Pays-Bas et de l'Allemagne.  

Charlemagne

Son fils Charles, futur Charlemagne, naît à Liège en 742. Quasi illettré lorsqu'il monte sur le trône, il va s'appliquer à apprendre à lire et à écrire tout en préparant ses conquêtes en direction de la Germanie, de l'Italie et de l'Espagne. La Belgique devient un important centre économique, culturel et administratif d'un royaume mené de main de maître par Charlemagne qui choisit Aix-la-Chapelle comme capitale et impose le système de missi dominici. Ceux-ci avaient pour mission de dicter les ordres du souverain et de contrôler leur application dans les différents comtes et marches. En 800, Charlemagne est couronné Empereur des Romains par le pape. Avide de culture, Charlemagne estime que l'instruction est indispensable et c'est pour cette raison qu'il ouvre les écoles à tous et que l'enseignement devient gratuit.

A sa mort en 814, l'empire va rapidement se morceler par le jeu des successions et les rivalités fraternelles. La Belgique est divisée en deux en 843, les territoires à l'ouest de l'Escaut appartiennent à la Francie occidentale (future France) de Charles le Chauve tandis que les territoires de l'est appartiennent à la Francie Médiane de Lothaire. Enfin, la Francie orientale de Louis le Germanique donnera naissance à l'Allemagne. La Francie Médiane sera partagée entre les deux autres régions. Les grandes rivalités entre la France et l'Allemagne datent de cette époque là.

 

Au 9ème siècle, les Vikings venus du nord de l'Europe débarquent sur le littoral de la Mer du Nord ou remontent en drakkar par les fleuves vers l'intérieur des terres, brûlant les villages et tuant les habitants et surtout les moines sans pitié. Ces raids rapides affaiblissent le pays mal dirigé par les héritiers de Charlemagne. La population demande l'aide des nobles qui vont construire des forteresses et des châteaux sur des éperons rocheux tandis que les routes sont protégées par des donjons. En échange, les propriétaires terriens acceptent de céder leurs droits permettant aux ducs, comtes et marquis d'agrandir leurs domaines ce qui donnera finalement naissance à des comtés, à des duchés et à des principautés de plus en plus indépendants et qui se développent jusqu'au 14ème siècle (comtés de Louvain, de Hainaut, de Lomme, de Limbourg et de Looz, duché de Luxembourg et principautés de Liège et de Stavelot-Malmedy).

Les Ducs de Bourgogne

En 1369, le Duc de Bourgogne et fils cadet du Roi de France Jean II le Bon, Philippe le Hardi épouse l'héritière du Comté de Flandre donnant ainsi naissance à un État bourguignon fort soutenu par la couronne française.

Ses héritiers maintiennent sa puissance et vont agrandir les territoires. Mais l'ambition de Charles le Téméraire le pousse à se lancer dans des conquêtes désastreuses. Sa fille, Marie de Bourgogne hérite d'un duché affaibli. Lorsqu'elle s'éteint à l'âge de 25 ans des suites d'un accident de chasse, la dynastie de Bourgogne prend fin.  

Les Habsbourg

Son mariage avec Maximilien d'Autriche en 1477 marque le début de la dynastie des Habsbourg dont Charles Quint est le plus célèbre représentant.

Durant la période des ducs de Bourgogne, les arts se développent faisant du pays un centre culturel rayonnant dans tout l'Occident. Van Eyck, Jeroen Bosch, Hans Memlinc, Roger Van der Weyden sont quelques-uns des peintres les plus célèbres. Parallèlement, l'architecture se modifie et le gothique devient flamboyant.

 

Sous le règne de Maximilien d'Autriche, les conflits entre le pouvoir et les villes flamandes (principalement Bruges et Gand) s'intensifient. Ces dernières perdent une partie de leurs privilèges et, en 1493, Maximilien devient Empereur du Saint-Empire laissant les Pays-Bas à son fils Philippe-le-Beau. Retenons de lui son mariage avec Jeanne de Castille, une union qui permit au souverain des Pays-Bas d'être à la tête d'un important territoire suite à de nombreux décès au sein de la dynastie espagnole.

Lorsque son fils Charles de Luxembourg monte sur le trône à l'âge de 6 ans, les bases de son empire sont en place. A la fin de la régence de sa tante Marguerite d'Autriche, Charles-Quint est à la tête d'un empire comprenant outre les Pays-Bas, l'Espagne, la Sardaigne, la Sicile, Naples et les possessions du Nouveau Monde. Il est couronné Empereur sous le nom de Charles-Quint le 23 octobre 1520.

Sous son règne, les principautés des Pays-bas sont groupées en XVII provinces, les duchés de Brabant, de Limbourg, de Luxembourg et de Gueldre, les comtés de Flandre, d'Artois, du Hainaut, de Hollande, de Zélande et de Zutphen, les marquisats de Namur et d'Anvers et les seigneuries du Tournaisis, d'Utrecht, d'Overijssel, de Frise et de Groningue.

La politique intérieure de Charles-Quint basée sur le respect des lois locales lui permit d'obtenir le soutien du peuple d'autant plus que le pays est prospère. Le port d'Anvers devient un centre économique important détrônant Bruges. Marchands, diamantaires et banquiers y ouvrent des succursales tandis que l'amélioration des voies de communication terrestres et fluviales permettent un meilleur acheminement des produits manufacturés. C'est à cette époque que sont creusés les grands canaux. A Bruxelles, de nombreuses brasseries ouvrent leurs portes, assurant à la ville d'appréciables revenus, la bière étant taxée. Malgré cette opulence, les ouvriers et le prolétariat rural s'appauvrissent.

 

Parallèlement, le luthéranisme se développe et la Réforme gagne du terrain. Le peuple en a en effet assez de voir les ecclésiastiques s'enrichir et les moines se dévergonder. Charles-Quint va nommer un inquisiteur chargé de débusquer les réformés et plus tard les calvinistes déclarés hérétiques qui sont condamnés à mort.

Fatigué par un règne de plus de 40 ans, Charles-Quint abdique en faveur de son fils Philippe II en 1555 mais confie à son frère les possessions autrichiennes divisant ainsi la dynastie des Habsbourg en deux, les Habsbourg d'Autriche et les Habsbourg d'Espagne.

Philippe II n'aime pas le peuple belge et celui-ci le lui rend bien d'autant plus que le roi puise dans l'argent des Pays-Bas pour financer l'armée espagnole et les guerres contre la France et réduit le pouvoir et l'indépendance des Conseils en les plaçant sous le contrôle de sa demi-sœur Marguerite de Parme nommée gouvernante et surtout d'un conseil politique secret appelé la Consulta.

L'époque espagnole

Cette situation conduit à une révolte de la noblesse menée par Guillaume de Nassau, Prince d'Orange et des comtes d'Egmont et d'Hornes et soutenue par le clergé et par le peuple. Les Réformés de plus en plus nombreux se révoltent également.

Philippe II envoie alors le duc d'Albe dans les Pays-Bas afin d'instaurer un régime de terreur et d'instituer un tribunal qui sera surnommé le Conseil du sang pouvant juger et condamner sans preuve toute personne soupçonnée d'avoir pris part ou de ne pas avoir empêcher les émeutes. 8.000 personnes dont les comtes d'Egmont et d'Hornes montent sur l'échafaud. De plus, le duc d'Albe lève de nouveaux impôts très lourds.

Un mouvement de résistance passive s'amorce, les commerces entament une grève pour ne pas payer de taxe et le peuple renonce à boire de la bière pour en pas enrichir le roi. Les doyens des métiers sont à leur tour menacés de mort.

Le Prince d'Orange se tourne alors vers l'étranger pour tenter d'affranchir les Pays-Bas. Il parvient à prendre le contrôle de plusieurs villes obligeant le duc d'Albe à reconnaître son échec et à retourner en Espagne. Le pays est dans le chaos et un gouvernement provisoire est nommé mais l'armée espagnole présente dans les Pays-Bas mécontente de ne pas être payée va piller et incendier les villes et les villages, massacrant notamment 7.000 personnes à Anvers. La guerre civile fait rage dans l'ensemble des Pays-Bas lorsque le nouveau gouverneur Alexandre Farnèse parvient à diviser les rebelles ce qui lui permet de se rendre maître des Pays-Bas méridionaux et d'une partie du nord ce qui correspond à peu près à l'actuelle frontière entre la Hollande et la Belgique.

Lorsque les archiducs Albert et Isabelle succèdent à Philippe II, l'espoir de la paix renaît mais cet espoir est de courte durée et la guerre reprend après une trêve de 12 ans.

Au 17ème siècle, l'Empire espagnol décline et le dernier roi de la dynastie des Habsbourg lègue ses possessions à Philippe d'Anjou, petit-fils de Louis XIV ce qui permet au roi de France de s'occuper des affaires de l'Espagne, première étape de la Guerre de succession d'Espagne. Pendant ce temps, les Pays-Bas sont toujours dirigés par un gouverneur. Louis XIV tente à cinq reprises de s'emparer des provinces belges. A la suite de la guerre de succession d'Espagne, les pays-Bas méridionaux passent sous le joug de la dynastie des Habsbourg d'Autriche.

L'Autriche, la France, les Pays-Bas

Durant l'occupation autrichienne, la Belgique connaît enfin la paix et accueille favorablement les souverains même s'il faut attendre 1780 et l'accession au trône de Joseph II pour qu'un monarque daigne se déplacer en Belgique, écouter les revendications et mener des réformes mais son frère qui lui succède en 1790 les fait annuler.

Après quelques d'années passées sous le drapeau français au lendemain de la révolution de 1789, les 9 anciennes provinces belges sont annexées au Royaume des Pays-Bas de Guillaume 1er d'Orange-Nassau.

Vers l'indépendance

Très vite, les Belges s'opposent à l'absolutisme du roi et, en 1830, la révolution éclate dans les rues de Bruxelles nourrie par l'élan patriotique des spectateurs de la Muette de Portici.

La Révolution est en marche et va mener à l'indépendance du pays proclamée le 4 octobre

Le premier Roi des Belges, Léopold 1er de Saxe-Cobourg-Gotha prête serment le 21 juillet 1831. La même famille règne sur la Belgique depuis cette date.

Vie politique

La Belgique est une monarchie constitutionnelle et parlementaire depuis 1831.

Philippe de Belgique est le 7ème roi de la dynastie des Saxe-Cobourg-Gotha et sa fille aînée, Élisabeth est la princesse héritière, elle porte le titre de duchesse de Brabant.

Le roi de Belgique est également le chef des Forces armées belges et sénateur de droit ainsi que président d'honneur de l'Agence pour le Commerce Extérieur, du Conseil fédéral du développement durable, de la Société belge d'Investissement pour les pays en développement, du European Chapter, du Club of Rome et de l'International Polar Foundation. Le rôle du roi est essentiellement représentatif du pays et ses actes ne peuvent avoir d'effet que s'ils sont approuvés par un ministre.

 

La Belgique est également un État fédéral dont le système particulièrement complexe est unique au monde. Il comprend les 3 Communautés (française, flamande et germanophone) et les 3 Régions (wallonne, flamande et Bruxelles-Capitale)et est compétent dans les domaines d'intérêt national, notamment les Affaires étrangères, la défense nationale, la sécurité sociale et les finances.

Les Communautés et Régions : l'enseignement, la culture, une partie de la santé et l'aide aux personnes sont gérés par les Communautés tandis que les Régions ont en charge l'aménagement du territoire, les travaux publics, le logement, le tourisme, l'énergie, l'agriculture, l'environnement, les eaux et forêts, la famille....)

 

Le pouvoir exécutif est confié au gouvernement fédéral composé du Roi, du Premier ministre (actuellement Charles Michel), du Vice-Premier Ministre et des ministres ou Secrétaires d’État selon le cabinet.

 

Le pouvoir législatif est confié au Parlement bicaméral composé du Sénat et de la Chambre des représentants. A noter, le pouvoir législatif a un droit de regard sur le pouvoir exécutif et réciproquement.

 

La Belgique compte trois grandes familles politiques, les socialistes (néerlandophones et francophones), les centristes (néerlandophones et francophones) et les libéraux(néerlandophones et francophones), et plusieurs partis communautaires ou non traditionnels comme les écolos, l'extrême droite, l'extrême gauche ou les nationalistes.

 

En Belgique, le vote est obligatoire, les élections se font au suffrage universel et le principe de la représentation proportionnelle est d'application. Les élections fédérales, régionales et européennes ont lieu tous les 5 ans tandis que les élections communales et provinciales ont lieu tous les 6 ans.

A l'issue des élections, des coalitions se forment entre les grands partis du pays qui se mettent d'accord pour composer un nouveau gouvernement et le proposer au Roi.

Une économie stable et diversifiée

L'économie de la Belgique est basée sur le principe de la libre entreprise encadrée par l’État afin de garantir l'épanouissement des citoyens au niveau de la santé, de l'éducation, ....

L'industrie, l'agriculture et le commerce extérieur avantagé par un important réseau routier, fluvial, maritime et ferroviaire sont les deux pôles principaux de l'économie du pays.

Les crises économiques mondiales (chocs pétroliers et crise financière de 2007) n'ont pas épargné la Belgique qui connaît un taux élevé de chômage (8,5%) légèrement inférieure au taux moyen de l'UE et de la zone euro.

L'économie est plus florissante en région flamande qu'en région wallonne notamment grâce aux activités portuaires d'Anvers, de Zeebruges et de Gand. La Wallonie subit en revanche le déclin de ses principales activités à savoir le charbon et la sidérurgie et tente à présent de se tourner vers d'autres secteurs économiques comme l'aéronautique, la logistique et la biotechnologie. Enfin, le tourisme représente approximativement 3% du PIB national.

Un pays, trois communautés

La population totale de la Belgique dépasse les 11.200.000 habitants dont un peu plus de 12% de ressortissants nés à l'étranger partagés à parts égales entre les pays de l'Union européenne et les non-européens. En totalisant les étrangers nés dans le pays et les étrangers nés dans leur pays d'origine, ce pourcentage dépasse les 22%.

 

La Belgique compte trois langues nationales, le français parlé en Wallonie (sud du pays) et en partie à Bruxelles, le flamand (ou néerlandais) parlé dans le Nord du pays et en partie à Bruxelles et enfin l'allemand parlé dans les Cantons de l'Est. Certaines communes situées à la frontière entre les régions linguistiques sont dites « à facilités » ce qui implique que les documents administratifs peuvent être bilingues. Bruxelles est en réalité la seule zone réellement bilingue du pays, à majorité francophone, même si elle est enclavée dans le territoire linguistique néerlandophone.

 

Les étudiants ont en général le choix entre l'anglais et le français (ou le néerlandais selon la langue maternelle) comme seconde langue.

 

La Constitution belge accorde la liberté de religion mais le pays est traditionnellement et à grande majorité catholique. Les Belges sont cependant peu pratiquants.

L’État a pour mission de subventionner le culte catholique romain mais également les autres cultes et les organisations philosophiques non confessionnelles. A l'heure actuelle, six cultes sont officiellement reconnus : les cultes catholique, islamique, protestant évangélique, israélite, orthodoxe et anglican ainsi que la laïcité organisée. Le bouddhisme ainsi que les Témoins de Jéhovah comptent également plusieurs dizaines de milliers de fidèles.

 

La Belgique est un pays qui a toujours développé l'art et de nombreux mouvements artistiques ont pris naissance sur son territoire, notamment l'Art nouveau et le surréalisme. Elle s'enorgueillit également d'être le berceau de nombreux sportifs de haut niveau.

Les peintres Rubens, Brueghel, James Ensor, René Magritte, Paul Delvaux, Félicien Rops, les chanteurs Jacques Brel, Adamo et Maurane ou plus récemment Stromae, les musiciens Adolphe Sax, Toots Thielemans et Eugène Isaye, les écrivains et poètes Georges Simenon, Amélie Nothomb et Jacques Prévert, les dessinateurs de bande dessinée Hergé, Franquin, Roba et Philippe Geluck, le grammairien Maurice Grévisse, les sportifs Eddy Merckx, Jacky Ickx, Justine Henin, Kim Clijsters et les acteurs et réalisateurs Benoît Poelvoorde, Emilie Dequenne, Virginie Efira et les frères Dardenne, pour ne citer qu'eux, sont tous belges d'origine.

 

La gastronomie est élevée au rang d'art en Belgique et chaque région a ses recettes incontournables comme les carbonnades, le waterzooi , les avisances, les boulets à la liégeoise, la tarte al d'jote, les stoemps, les chicons au gratin.... La Belgique est également un pays de fromages, de friteries et de marchandes de caricoles, de quoi contenter tout le monde.

Le chocolat belge et les bières spéciales dont les trappistes ont une renommée internationale. Les touristes apprécient également les craquelins et les cramiques, des pains au sucre ou aux raisins, le massepain, les speculoos sans oublier les gaufres de Liège ou de Bruxelles ou la tarte au fromage, des spécialités qui se savourent au petit déjeuner ou au goûter.

Tourisme

Le tourisme est un facteur économique important pour la Belgique et plus de 10 millions de touristes visitent chaque année le pays.

Le littoral et ses immenses plages de sable fin ainsi que les belles forêts ardennaises sont les destinations les plus prisées mais les voyageurs apprécient également le charme des villes.

Bruges surnommée la Venise du Nord, Gand, Bruxelles et sa Grand-Place, Namur, Dinant ou Liège... autant de villes qui recèlent des trésors architecturaux et historiques.
Le patrimoine naturel est également très important et les visites des Grottes de Han, de la Grotte de Spy, du Westhoek ou du Zwin sont incontournables.

Et après une journée de visites, rien n'est comparable à la dégustation d'une bière fraîche à choisir parmi les centaines de bières, krieks et gueuzes brassées en Belgique.

La Belgique est un pays festif et on ne compte plus le nombre de ducasses, de kermesses, de braderies, de festivals et de carnavals qui permettent aux Belges et aux touristes de s'amuser tout au long de l'année dans une ambiance bon enfant.

La Belgique est un petit pays certes, mais d'une richesse insoupçonnée.

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