Pays Arménie

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L'Arménie possède 11 régions, 41 provinces et 651 villes.

L'Arménie est un pays d'Europe de l'Est d'une superfice de 29 743 km² (densité de 112 hab./km² environ).
La population de l'Arménie est de 3 260 600 habitants au dernier recensement.
La capitale de l'Arménie est la ville de Erevan qui compte 1 107 800 habitants.

Le président de la République de l'Arménie est Serge Sargsian.

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Arménie

L'Arménie ou République d'Arménie est un pays situé en Asie partageant ses frontières avec la Turquie, la Géorgie,l'Azerbaïdjan et l'Iran. Bien que située au-delà du détroit de Bosphore et du Caucase généralement admis comme formant la frontière entre les continents européen et asiatique, l'Arménie est souvent considérée comme culturellement européenne. Elle devient également européenne pour certains géographes qui penchent pour une frontière située le long de la mer Caspienne et du fleuve Koura. Cette situation souligne la difficulté de considérer l'Europe comme un continent à part entière d'un point de vue géographique. Il serait plus juste de parler du continent eurasien.

 

L'Europe est donc une notion abstraite et ses frontières sont culturelles et politiques. Cette difficulté de placer certains pays en Europe ou en Asie se fait principalement sentir dans les régions caucasiennes qui ont été influencées par les civilisations grecque et romaines ainsi que par le judéo-christianisme.

L'Arménie ainsi que l'Azerbaïdjan et la Géorgie sont rentrés dans le Conseil de l'Europe en 2000 ce qui renforce le sentiment de l'appartenance de ces pays transcaucasiens à l'Europe.

L'Arménie en un coup d’œil

 République parlementaire d'Arménie

Capitale : Erevan

Divisions administratives : 11 marzer (régions)

Population : plus de 3 millions d'habitants

Langues principales: arménien, russe et anglais

Religion : christianisme (église apostolique arménienne)

Président actuel : Serge Sargsian

Monnaie : Dram (1 dram = 100 loumas)

Conversion en euro : 100 drams = 0,18 euro

Tourisme : l'Arménie est un pays relativement sûr hormis les zones frontalières, le Haut-Karabagh et la région de Siounik

Le pays de l'Arche de Noé

L'Arménie est un pays montagneux à forte activité sismique du Caucase du Sud (ou Transcaucasie) dont le plus haut sommet est le mont Aragats culminant à 4.095 mètres d'altitude. Le Mont Ararat où selon la Bible se serait échouée l'arche de Noé après le déluge, était autrefois le point le plus haut du pays mais il est aujourd'hui intégré à la Turquie.

Formé de hauts plateaux abritant de grands lacs et des chaînes montagneuses, le pays est aride avec une végétation clairsemée dans le sud et des forêts dans le nord ainsi que des paysages lunaires d'origine volcanique.

Les volcans arméniens dont l'Aragats et le Porak sont considérés comme éteints puisque les dernières éruptions ont eu lieu avant notre ère. Le pays est cependant situé dans une zone à activité sismique. Un important tremblement de terre a fait plus de 55.000 morts dans le nord-ouest de l'Arménie en 1988.

 

Le pays profite d'un climat continental à montagnard avec des hivers rigoureux et des étés très chauds en raison de son enclavement géographique.

Une histoire qui remonte au paléolithique

L'occupation des territoires arméniens et plus largement de toute la Transcaucasie remonte à la préhistoire. Des fouilles archéologiques ont mis au jour des traces de la présence d'hominidés dès le Paléolithique. Une civilisation néolithique s'est établie le long de la Kasakh du 10ème au 6ème millénaire avant JC. Les cultures suivantes produisent de la céramique rappelant les poteries mésopotamiennes ainsi que des objets en cuivre.

Des traces de culture céréalière, d'élevage de bétail et de travail du bronze remontent déjà au 4ème millénaire. L'habileté des artisans de la civilisation kouro-araxienne et, plus tard, de celle de Trialeti est particulièrement remarquable.

Le royaume d'Urartu

Durant le second millénaire, les Hourrites venus du sud du Caucase et organisés en petits royaumes occupent l'Asie Mineure. Leur puissance inquiète les peuples voisins qui tour à tour vont tenter de s'approprier leurs territoires. Égyptiens, Hittites et Assyriens se succèdent dans cette guerre expansionniste. Finalement, les Assyriens sortent vainqueurs des affrontements contre les rois de « Nairi » descendants des Hourrites. Le peuple va cependant s'unir contre l’envahisseur et créer ainsi le Royaume d'Urartu au 9ème siècle avant JC. Ce royaume englobe une partie de l'Arménie, de l'Iran, de l'Irak, de la Syrie et de la Géorgie au plus fort de son expansion. De nombreuses villes sont fondées et le royaume devient économiquement fort grâce aux routes commerciales permettant d'écouler les richesses naturelles du pays.

L'Assyrie affaiblie par de nombreuses guerres et mal dirigée par des rois sans grande envergure va se relever sous l'impulsion de Teglath Phalasar III qui prend le pouvoir après un coup d’État. Le nouveau souverain rétablit le pouvoir de l'Assyrie qui va s'étendre vers la Babylonie avant d'affronter le royaume d'Urartu en 743 avant JC. Petit à petit, il grignote des territoires offrant un renouveau à l'Assyrie qui va connaître son apogée au 7ème siècle avant JC, s'étendant de la Méditerranée à l'Iran et de l'Anatolie au désert de l'Arabie.

Les premiers Arméniens

La puissance de l'Assyrie va être mise à mal par une crise interne provoquée par la succession d’Assourbanipal en 627 avant JC. Ces conflits qui vont durer une vingtaine d'années plonge l'Assyrie dans le chaos et précipite la fin de sa suprématie et, très vite, la fin de l'Empire.

Parallèlement, le royaume d'Urartu va également disparaître au 6ème siècle suite aux raids des Scythes, des Perses ou des Mèdes.

Un premier état arménien sous suzeraineté perse est mentionné à la même époque. Même si l'origine de ce peuple reste floue, il s'agit vraisemblablement des descendants d'une tribu thrace qui aurait migré à l'époque de l'invasion des Peuples de la Mer en Égypte et en Anatolie.

Les Arméniens dominent rapidement les Urartéens et s'établissent facilement dans la région, protégés par les Perses à qui ils fournissaient des chevaux.

Lorsque Alexandre le Grand s'empare de la Perse au 4ème siècle avant JC, les successeurs du satrape d'Arménie Orontès 1er prennent le pouvoir et se proclament rois. Sous les Orontides, le pays tend à s'helléniser. Deux siècles plus tard, l'empire est divisé en deux royaumes, La Grande Arménie fondée en 190 avant JC par Artaxias 1er et le royaume Séleucide dirigé par Antiochos III.

L'Arménie devenue royaume hellénistique est dès lors dirigée par la dynastie des Artaxiades qui va étendre ses possessions en direction de la Méditerranée.

Cette expansion n'est pas du goût des Romains qui entrent ouvertement en guerre. Les Arméniens trop faibles acceptent de s'allier avec Rome. L'Arménie deviendra totalement romaine en l'an 1 de notre ère. Le pouvoir est alors entre les mains de la dynastie des Arsacides de descendance parthe. Mais au 3ème siècle, apparaît une nouvelle puissance, l'empire des Sassanides qui se disent descendants du roi perse vaincu par Alexandre le Grand, Darius III. Au siècle suivant, ils vont se partager l'Arménie avec Rome en 387

En 428, le dernier représentant des Arsacides est vaincu par les Sassanides qui vont fonder le Marzpanat d'Arménie dont les gouverneurs sont choisis parmi la noblesse.Les Arméniens ne vont cependant pas se convertir à la religion d’État des Sassanides, le mazdéisme. Ils restent fidèles au christianisme.

Byzantins, Ottomans et Russes

En 627, la Perse, et donc l'Arménie, est conquise par l'Empereur romain d'Orient, Héraclius 1er. L'Arménie conserve une certaine indépendance et est gouvernée par un prince avant de dépendre du califat arabe tout en conservant une partie de son autonomie.

A cette époque, de nombreux Arméniens ayant fui les Arabes se retrouvent disséminés dans l'Empire byzantin. Ils y occuperont des fonctions importantes et plusieurs empereurs sont d'origine arménienne.

Au 9ème siècle, le royaume d'Arménie est reconnu à la fois par les califes et par l'empereur mais deux siècles plus tard, les Byzantins reprennent le pouvoir et le dernier roi arménien doit abdiquer.

L'empire byzantin ne peut cependant pas résister aux assauts d'une tribu turque, les Seldjoukides qui dévastent le pays ce qui provoque un exode des populations locales vers les pays voisins comme la Moldavie et la Transylvanie et principalement en Cilicie.

C'est dans cette région du sud-est de l'Anatolie que les exilés vont fonder le royaume arménien de Cilicie qui connut une grande puissance. Les attaques incessantes des Mamelouks finissent cependant par user le pays qui va se soumettre aux sultans turcs des Karamanides et, plus tard, en 1488 aux Ottomans.

A partir de cette date, l'Arménie se trouve prise entre les empires ottoman et perse dont les frontières ne seront délimitées qu'en 1639, laissant le pays exsangue et un peuple extrêmement pauvre, une situation à l'origine de la diaspora arménienne. Les Arméniens établis en Europe ou en Extrême-Orient deviennent d'habiles marchands mais également des financiers et des imprimeurs.

L'Arménie va une fois de plus changer de mains après la guerre entre la Russie et la Perse en 1828. Malgré ses rêves d'indépendance, l'Arménie orientale fait dorénavant partie de l'Empire russe. Les Arméniens restés aux mains des Ottomans vont rallier les Arméniens russes formant ainsi une grande communauté chrétienne.

Mais les Russes entendent bien dominer l'Arménie en réduisant les droits des religieux tandis que la noblesse disparaît laissant place à une classe moyenne composée d'artisans ou de marchands et à une classe paysanne. Une partie des commerçants va fonder une colonie en Russie, à Nor Nakhitchevan, sur les rives du Don, à la fin du 18ème siècle. Profitant d'avantages fiscaux accordés par la tsarine Catherine II, la colonie va rapidement se développer.

Parallèlement, les Arméniens ottomans occupent des fonctions importantes. Ils gardent la liberté de leur religion ce qui réveille leurs projets d'indépendance malgré la défiance des musulmans qui n'acceptent que difficilement les minorités chrétiennes, catholiques ou protestantes.

Le génocide

Lorsque la Russie attaque l'Empire ottoman, un grand nombre de civils arméniens sont massacrés par les Kurdes. Les Européens veulent intervenir mais le sultan Abdülhamid II refuse toute ingérence dans la « question arménienne ».

Les Arméniens tentent de s'insurger mais cette rébellion est réprimée et plusieurs centaines de milliers d'Arméniens sont tués. L'Europe ne réagit pas malgré l'ampleur de ces massacres. Le sultan est renversé par le parti des Jeunes Turcs ce qui donne espoir aux Arméniens de retrouver une vie normale.

Malheureusement, les choses ne font que s'aggraver et les nouveaux dirigeants vont tout simplement organiser le génocide arménien en 1915. Plus de 60% de la population est tuée ou déportée vers des camps en Syrie. Les musulmans sont autorisés par leurs imams à tuer des Arméniens. On estime que 1.500.000 Arméniens ont trouvé la mort durant ce génocide. Les Turcs continuent à nier les faits pourtant observés par des délégations internationales qui témoignent des horreurs commises.

L'indépendance du pays

Les conflits de la première guerre mondiale vont cependant changer la physionomie du monde et modifier le destin des Arméniens. Suite à l'affaiblissement de la Russie qui doit faire face à une révolution, les pays de la Transcaucasie s'unissent et fondent la République démocratique fédérative de Transcaucasie en 1918 qui ne tarde pas à subir les attaques des Ottomans.

Les Transcaucasiens se divisent mais les Arméniens parviennent à repousser les Turcs. Le pays réduit à sa plus simple expression proclame son indépendance le 28 mais 1918 et choisit Erevan comme capitale.

Typhus, afflux d'immigrés, nouveaux massacres de la population et affrontement avec la Géorgie mettent le pays à genoux. La jeune république se fait cependant représenter à la Conférence de Paix de Paris afin de demander la fondation d'un état arménien qui s'étendrait du Caucase à la Cilicie, la protection d'une grande puissance et le versement d'indemnités suite au génocide orchestré par les Turcs. Mais l'Arménie est loin d'être au centre des préoccupations des nations alliées qui renoncent à régler la question de l'Empire ottoman tout en reconnaissant l'existence d'un état arménien.

Face à ce désintéressement et devant faire face aux Turcs déterminés à reconstruire leur Empire depuis l'Anatolie, les Arméniens se tournent vers les Russes et, en 1921, l'Arménie dépend de l'Union soviétique qui démantèle en grande partie le pays attribuant différentes régions à l'Azerbaïdjan, à la Turquie et à la Géorgie. L'Arménie est alors la plus petite république de l'Union soviétique incluse dans la république socialiste fédérale soviétique de Transcaucasie avant de devenir une véritable république de l'URSS en 1936.

Le pays vit des heures sombres et les Arméniens qui souhaitaient revenir au pays sont pour la plupart d'entre eux envoyés au goulag.

La sortie de l'URSS

Après la mort de Staline, l'Arménie redresse son économie grâce à une agriculture florissante et à l'implantation d'industries. Les Arméniens espèrent toujours se débarrasser du joug soviétique et récupérer les territoires annexés par la Turquie et l'Azerbaïdjan provoquant des affrontements violents.

Lorsque Gorbatchev est victime d'un putsch et démissionne en 1991, l'URSS ne survit pas et les Arméniens en profitent pour déclarer leur indépendance et placer à leur tête Levon Ter-Petrossian qui va tenter de réunifier l'Arménie et le Haut-Karabagh provoquant ainsi la guerre entre cette région et l'Azerbaïdjan. Le conflit se termine en 1994 mais aucun accord n'a été trouvé depuis lors. Retrouvant un calme relatif, l'Arménie redresse lentement son économie en se rapprochant de l'Europe et en profitant de sa diaspora qui peut désormais obtenir la double nationalité.

Vie politique

La pays est dirigé depuis 2008 par le Président de la République Serge Sargsian qui est également à la tête du Parti républicain d'Arménie. Le président a un pouvoir fort et la démocratie est souvent mise à mal en raison de la corruption et de l'influence de la mafia au sein du gouvernement.

 

Le pouvoir législatif est assuré par l'Assemblée nationale élue pour une période quatre ans tandis que la cour constitutionnelle a pour mission de contrôler la constitutionnalité des lois.

Un lent renouveau économique

L'histoire mouvementée et souvent dramatique de l'Arménie a mené le pays au bord du gouffre et a provoqué plusieurs exodes massifs de la population. La diaspora arménienne est extrêmement importante puisqu'on estime qu'il y a quatre fois plus d'Arméniens vivant sur le sol étranger que dans le pays lui-même.

Depuis son indépendance en 1991, l'Arménie tente de redresser une économie laissée à l'abandon pendant la période soviétique.

Les grandes exploitations agricoles se sont morcelées en fermes plus petites et plus modernes tandis que les industries se privatisent petit à petit. L'inflation est freinée et le dram, monnaie locale, se stabilise.

Cependant cette croissance ne suffit pas encore à relever le niveau de vie de la grande majorité des Arméniens.

La diaspora arménienne joue également un rôle important dans le redressement du pays en lui apportant un soutien financier non négligeable sous forme de dons destinés à l'amélioration des communications et du réseau autoroutier et la restauration d'édifices.

L'économie de l'Arménie repose en partie sur l'agriculture. Les fermes exploitent les terres fertiles de la plaine de l'Ararat et produisent des céréales en suffisance pour assurer l'approvisionnement du pays.

L'exploitation du sous-sol du pays et les industries pétrochimiques et de fabrication automobile et de machines outils installées principalement dans la région de la capitale Erevan mais également le tourisme naissant participent également au développement économique de l'Arménie.

Un pays multiculturel

La culture arménienne est fortement imprégnée des influences grecques, italiennes, russes, iraniennes et turques. Le pays a développé des spécificités qui lui sont propres résultant de son histoire.

Si plus de 95% de la population parlent l'arménien, il faut en distinguer trois formes: l'arménien classique qui était parlé au 5ème siècle et qui a servi à transmettre l'histoire du pays ainsi qu'une riche littérature, l'arménien occidental de la diaspora et enfin l'arménien oriental, langue officielle du pays et qui emprunte de nombreux termes au grec, au turc, au russe, au persan et même au français.

La population de l'Arménie est vieillissante et devant faire face à la précarité, beaucoup de femmes refusent d'avoir des enfants ce qui explique le nombre élevé d'avortements dans le pays. Cette situation est à l'origine d'une baisse notable de la population.

L'Arménie est chrétienne depuis le 4ème siècle, époque de la conversion du roi Tiridate IV par Saint Grégoire l'Illuminateur.

La plupart des habitants sont chrétiens orthodoxes et appartiennent à l’Église apostolique arménienne, la religion officielle du pays. Le judaïsme, l'Islam et le Yézidisme sont présents en faible proportion.

 

La gastronomie arménienne a également bénéficié de diverses influences de la Grèce (mezzés, feuilles de vigne ...) et du Moyen-Orient (houmous, böreks, ...) mais elle a gardé une identité qui lui est propre. Les grillades de viande ou de poisson accompagnées de salade et de riz ou de pain sans levain appelé lavash et aromatisées aux herbes fraîches sont incontournables. Betteraves, chou, légumes secs, boulgour rappellent les cuisines libanaises ou russes tandis que les desserts se composent de savoureuses pâtisseries orientales.

Le vin, le tan à base de yaourt et le café servi à la turque sont les principales boissons du pays.

Un tourisme naissant

L'Arménie a entrepris une politique visant à attirer les touristes dans le pays. Il est cependant conseillé d'éviter tout séjour dans les régions proches des frontières et plus particulièrement celle de l'Azerbaïdjan en raison des incidents fréquents et de la présence de mines antipersonnel.

La région du Haut-Karabagh qui forme une entité sécessionniste non reconnue par la communauté internationale est également dangereuse et à éviter formellement.

 

En revanche, la criminalité est modérée et en dehors des zones à risque, l'Arménie est un pays sûr pour les touristes qui sont accueillis chaleureusement par les habitants.

Il existe cependant un risque sanitaire en raison des fréquentes épidémies de choléra et d'hépatite A et de gastro-entérites principalement en été. Il faut absolument éviter de boire de l'eau qui n'est pas propose en bouteille encapsulée et les aliments crus.

 

L'Arménie est un pays culturellement riche et de nombreux sites sont particulièrement remarquables. Les nombreux monastères et les églises datant parfois des 7ème et 8ème siècles témoignent de l'attachement des Arméniens à leur foi. Ces monuments permettent de retracer l'histoire de l'architecture arménienne au fil des siècles et des influences des différentes cultures, comme le temple païen de style hellénistique de Garni ou les églises à coupole.

 

La capitale Erevan est en pleine mutation et propose dorénavant une infrastructure hôtelière importante mais également de nombreuses activités destinées aux touristes. Des zones commerciales ont également été créées et accueillent des boutiques de marques internationales depuis l'ouverture du pays sur le monde extérieur.

La plupart des monuments de la ville datent de l'époque soviétique et ont été conçus par l'architecte Alexandre Tamamian dans le style néo-arménien, notamment l'Opéra d'Erevan ou la majestueuse Place de la République.

Dominant une des collines de la ville, le mémorial Tsitsernakaberd a été édifié en 1965 pour commémorer le 50ème anniversaire du génocide. Un musée est installé sur place et les personnalités du monde entier sont invitées à planter un arbre.

Les amateurs de randonnée et d'alpinisme apprécient également les paysages somptueux d'un pays encore très peu visité.