Pays Albanie

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L'Albanie possède 12 comtés, 33 cercles et 441 villes.

L'Albanie est un pays d'Europe de l'Est d'une superfice de 28 748 km² (densité de 98 hab./km² environ).
La population de l'Albanie est de 2 831 741 habitants au dernier recensement.
La capitale de l'Albanie est la ville de Tirana qui compte 726 547 habitants.

Le président de la République parlementaire de l'Albanie est Bujar Nishani.

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Albanie

« La pioche dans une main, le fusil dans l'autre »

L'Albanie ou la République d'Albanie est un pays d'Europe du Sud, dans la péninsule balkanique.

Bordée par les mers Adriatique et Ionienne, elle a des frontières communes avec le Monténégro, le Kosovo, la Macédoine et la Grèce.

L'Albanie ne fait pas partie de l'Union Européenne mais a déposé sa candidature pour l'intégrer.

 

L'Albanie est un pays qui séduit par la diversité de ses paysages, ses plages, ses villages pittoresques, son patrimoine historique et son folklore.

L'Albanie en un coup d’œil

République parlementaire d'Albanie

Capitale : Tirana depuis 1920

Divisions administratives : 12 préfectures (quark) regroupant 36 districts divisés en 65 municipalités

Population : plus de 3 millions d'habitants

Langue officielle : albanais (langue indo-européenne)

Religions principales : islam (60%) et christianisme (30%)

Président actuel : Bujar Nishani

Monnaie : Lek

Conversion en euro : 100 lekë = 0,75 euro

 

Tourisme : il n'y a pas de risque particulier mais il faut respecter les règles d'hygiène et de vigilance élémentaires

Un pays montagneux

Plus de 70% du territoire de l'Albanie est recouvert de montagnes tandis que le reste du pays se partage entre plaines et plateaux. Seules les régions situées dans le district des lacs sont réellement fertiles. Ces paysages variés expliquent la diversité des climats rencontrés, du doux climat méditerranéen sur le littoral au climat souvent rude dans les montagnes. Dans l'intérieur des terres, les journées sont étouffantes et les températures peuvent brusquement chuter durant la nuit.

Le choc de ces climats différents est à l'origine d'une pluviométrie élevée principalement dans les régions montagneuses.

Si la densité de la population dans les grandes villes du pays est importante, la population rurale est en nette diminution et n'atteint que 40% de la population totale du pays. La pauvreté explique l'exode vers les villes mais également l'importante diaspora puisqu'on estime que plus de 30% des Albanais vivent en dehors de leurs frontières, notamment en Grèce et en Italie. En envoyant de l'argent à leurs familles restées au pays, ils contribuent largement à l'économie de l'Albanie.

Le territoire des Illyriens

L'Albanie actuelle correspond au tracé de l'ancien royaume illyrien fondé au 4ème siècle avant notre ère par Bardylis.

Cependant, l'occupation du territoire remonte à la préhistoire et la présence humaine est attestée par les fouilles archéologiques sur de nombreux sites habités déjà au paléolithique moyen. Des traces de civilisations sédentaires datées du Néolithique ont également été découvertes. Il s'agissait de tribus vivant de l'élevage et de l'agriculture mais également de l'artisanat, de la poterie et du tissage.

Des cités lacustres étaient probablement implantées notamment dans la région de Korçë.

La transition entre les tribus néolithiques et la civilisation illyrienne s'amorce durant l'âge de bronze et surtout durant l'âge de fer. La fouille des tumuli a permis de déterminer que la population cultivait à cette époque la vigne et l'olivier et était polythéiste.

 

Des peuplades indo-européennes, les Bryges et les Illyriens s'installent sur le territoire de la future Albanie probablement vers la fin de l'âge de bronze. La civilisation illyrienne formée par de nombreuses tribus indépendantes se développe au contact des Grecs qui fondent des comptoirs dans leur contrée. C'est ainsi que se forme le royaume unifié d'Illyrie autour de sa capitale, Schköder (ou Shkodra) située dans le nord-ouest du pays.

Le roi Bardylis entreprend des grandes conquêtes et envahit une partie de la Macédoine. Il sera cependant vaincu par Philippe II de Macédoine qui s'empare du royaume illyrien en 355 avant JC, 30 ans après sa fondation.

Un peu plus d'un siècle plus tard, les Romains décident d'agrandir leur territoire à l'est de l'Adriatique et prétextent le pillage de leur navires par les Illyriens alors gouvernés par la reine Teuta et l'assassinat de l'ambassadeur romain pour mener la première guerre d'Illyrie.

La paix lourde de conséquences pour l'Illyrie est conclue en 228 avant JC.

Cette guerre sera suivie de deux autres, en 220 et en 168 avant JC, marquant la conquête totale de l'Illyrie qui devient province romaine jusqu'en 395, date de la scission de l'Empire.

Un peuple déchiré

Province de l'Empire byzantin, l'Illyrie connaît une période trouble et doit faire face à différentes invasions barbares de la part des Goths, des Huns, des Bulgares, des Slaves, des Serbes et des Croates. Le nom « Illyriens » est abandonné et, au 11ème siècle, des écrits mentionnent pour la première fois les « Albanais ».

Au 15ème siècle, une partie de la côte dalmate passe aux mains de la République de Venise qui cherche à se frayer une route vers l'Orient.

A la même époque, les Ottomans s'emparent de Constantinople et tentent de conquérir l'Albanie. Malgré l'aide des Vénitiens, le pays est bientôt occupé par les Turcs. Sous leur joug, l'Albanie vit une page sombre de son histoire ce qui provoqua une vague d'émigration vers l'Italie et la Grèce.

 

De nombreux habitants, majoritairement catholiques, de la ville de l'Albanie vénitienne Shkodër reçoivent des terres à Venise et au Frioul en remerciement de leur fidélité. Aujourd'hui encore, la communauté albanaise des Arbëresh est fermement implantée en Italie et en Sicile. Leurs membres sont restés orthodoxes ou catholiques alors que la plupart des Albanais ont été convertis à l'Islam.

Au début du 16ème siècle, les Ottomans occupent l'ensemble de l'Albanie et tentent d'éradiquer l'identité de ses habitants, obligeant les jeunes étudiants à apprendre le turc à Constantinople. Seules les écoles de l'Albanie du Sud peuvent encore enseigner en grec.

Les Ottomans imposent leurs règles aux Albanais et seuls les habitants des montagnes réussissent à préserver leurs traditions. Au 18ème siècle, l'Empire interdit officiellement la langue albanaise sous peine de mort. S'il n'existe pas ou peu de traces de l'albanais écrit, l'albanais oral a néanmoins survécu et a été transmis de génération en génération depuis cette époque. Parallèlement, la foi chrétienne tente à se réduire, notamment parce que la liturgie est réalisée en langue étrangère.

Malgré des révoltes régulières et des tentatives d'invasion par les Autrichiens et les Austro-russes, les Ottomans restent maîtres de l'Albanie jusqu'en 1912.

En 1877, la guerre opposant les empires ottoman et russe se solde par la victoire de la Russie. Différentes nations se disputent les territoires albanais. Les grandes nations accordent l'autonomie aux ressortissants de l'empire ottoman excepté aux Albanais car ils n'ont pas le statut de nation en raison du manque d'union de culte ou de langue. La Ligue de Prizren est fondée afin de défendre leurs droits mais ceux-ci ne sont pas reconnus lors du traité de Berlin. Il s'ensuit des révoltes sanglantes réprimées par les Ottomans.

En route pour l'indépendance du pays

En 1910, les Albanais réclament leur indépendance ce qui déclenche une nouvelle vague de représailles jusqu'en 1912, au moment de la déclaration de guerre des pays des Balkans aux Ottomans.

L'Albanie profite de l'affaiblissement de l'empire pour se rebeller et déclarer son indépendance le 28 novembre de la même année. Les frontières du pays sont fixées en mai 1913 et l'Albanie devient une République démocratique. Tirana est choisie comme capitale en 1920.

La paix est de courte durée et des conflits éclatent entre les dirigeants souhaitant moderniser le pays et les opposants attachés aux traditions. Ahmed Zogu monte au pouvoir avec le soutien de la Serbie et s'auto-proclame roi Zog 1er en 1928.

 

L'Albanie et l'Italie entretiennent des rapports économiques étroits ce qui n'empêche pas les troupes fascistes de Benito Mussolini d'envahir le pays en 1939. L'Albanie devient protectorat italien et la couronne est offerte à Victor-Emmanuel II.

L'Albanie entre dans la résistance et des groupuscules communistes se réunissent en Parti du Travail d'Albanie avec le soutien des communistes yougoslaves.

Après la défaite allemande, le parti communiste Front de Libération Nationale ou Front Démocratique) prend le pouvoir et fonde la République populaire d'Albanie en 1946.

L'Albanie est isolée du reste du monde et subit un régime communiste strict jusqu'en 1991, date de la chute du communisme. Depuis cette époque, l'Albanie est redevenue une République démocratique.

La vie politique

République parlementaire, démocratique et représentative, l'Albanie est dirigée par le Président Bujar Nishani depuis juillet 2012. Le président est élu pour une durée de cinq ans par l'Assemblée de la République. Il est notamment chargé de nommer le Premier ministre ainsi que les autres membres de l'équipe gouvernementale (sur proposition du Premier Ministre en fonction).

 

Le pouvoir législatif est assuré par une Assemblée qui a pour mission d'orienter la politique intérieure et étrangère, de modifier la constitution et valider ou de supprimer les traités internationaux.

 

Le système judiciaire albanais comprend une Cour constitutionnelle, une Cour de cassation, des Cours d'appel et des tribunaux de district.

 

L'Albanie est divisée en douze qark (ce qui correspond +/- à une préfecture) qui regroupent les 36 rrethe (districts). Les préfets sont nommés par le Conseil des Ministres tandis que les maires des 65 municipalités du pays sont élus au suffrage direct.

Une économie fragile mais une croissance régulière

L'Albanie est un pays en voie de développement. Son isolement pendant la période communiste ne lui a pas permis de profiter de la richesse de ses ressources naturelles et d'évoluer au même rythme que les pays occidentaux.

L'économie est fragile malgré les aides internationales et une croissance qui reste constante depuis quelques années.

Son ouverture à la mer va lui permettre néanmoins de développer à la fois les échanges commerciaux et le tourisme.

A l'heure actuelle, l'économie albanaise repose principalement sur l'agriculture et la vigne déjà cultivée en Illyrie par les Romains.

 

Les descendants des Illyriens

 

95% des Albanais sont de pure souche et descendent tout droit des Illyriens. Ils sont répartis en deux groupes ethniques, les Guègues et les Tosques qui occupent respectivement le nord et le sud du pays. Vivant principalement dans les régions montagneuses, les Guègues ont préservé leurs traditions et notamment leur langue propre et une société patrilinéaire basée sur les clans.

Les Tosques sont plus ouverts au monde occidental et leur langue est devenue la base de la langue nationale albanaise bien que le guège soit considéré comme la véritable langue albanaise puisqu'on la retrouve dans les premiers écrits albanais.

Le Grec est la seconde langue nationale mais n'est parlé que par une minorité d'Albanais qui préfèrent souvent l'Italien, l'Anglais ou le Turc.

 

L'Islam est la principale religion du pays, adoptée par 60% des Albanais. On dénombre également 20% d'orthodoxes regroupés principalement dans le sud du pays et 10% de catholiques vivant dans les régions de montagne.

Un patrimoine exceptionnel

L'Albanie est un pays en plein essor touristique. Le climat méditerranéen, la nature préservée et le patrimoine historique de ses différentes régions attirent les voyageurs longtemps réticents en raison de l'insécurité qui régnait dans le pays.

Ils apprécient notamment le magnifique littoral de la Riviera albanaise et ses plages bordées de pins, au pied des montagnes. La ville portuaire de Durrës a réussi son pari d'attirer les touristes en organisant de nombreux événements culturels dont plusieurs festivals.

Les randonneurs découvrent avec plaisir la faune et la flore tandis que les amateurs de sports nautiques trouvent leur bonheur dans les stations balnéaires ou au bord du lac Skadar, le plus grand lac des Balkans dans lequel se mire la ville de Shköder.
Les amateurs d'histoire s'attarderont dans cette ville fondée au 5ème siècle avant JC pour visiter les ruines de la citadelle de Rozafa dominant la cité.

La ville de Berat située au centre du pays étonne ses visiteurs par ses maisons aux larges fenêtres adossés à flanc de colline et qui lui a valu le surnom de « Ville aux mille fenêtres ».

A ne pas manquer, les vestiges d'une ancienne cité grecque, Apollonia qui rappellent la grandeur et l'influence des Grecs durant l'Antiquité.

Et parce que l'Albanie est multiculturelle, l'ancienne citadelle ottomane de Gjirokastër se démarque par l'architecture balkanique de ses maisons en pierre.

Enfin, Tirana a connu une expansion considérable depuis qu'elle est devenue capitale de l'Albanie, en 1920. Si l'on peut y admirer la mosquée Et'hem Bey fondée vers la fin du 18ème siècle et le pont ottoman de Tabakkane du 17ème siècle, la plupart des immeubles sont modernes. Tirana est un important centre culturel et économique où théâtres, musées et opéra côtoient les industries textiles ou mécaniques, marquant ainsi une volonté d'ouverture du pays vers le monde extérieur.

 

En raison de l'histoire du pays, la cuisine albanaise est un concentré d'influences méditerranéennes et balkaniques. Les légumes et l'huile d'olive occupent une place prépondérante dans les plats traditionnels, un héritage de l'occupation grecque et romaine et c'est sans surprise que l'on retrouve les feuilles de vigne, les aubergines, les poivrons farcis et les salades de tomates dans la plupart des régions.

Parallèlement, la goulasch, les soupes de haricots et les desserts typiques des Balkans comme le Halva, le Loukoum et le Kadaif rappellent les influences balkaniques et turques.

Les repas sont accompagnés de vins locaux, de babeurre ou de boza, une boisson à base de blé et de maïs fermentés.  

Tourisme : un pays sans risque particulier

Depuis le changement de régime politique, un grand effort est accompli afin d'attirer les voyageurs étrangers en Albanie.

Le pays est sûr et seuls quelques quartiers populaires des grandes villes sont concernés par des faits de petite délinquance. Il est toutefois recommandé aux touristes de ne pas porter des objets de valeur ou de manipuler des sommes importantes d'argent dans les lieux publics.il faut rester vigilant dans les endroits fréquentés en raison de la présence de pickpockets.

 

Il est également conseillé de s'adresser à des guides compétents pour partir en randonnée dans les montagnes.

 

Aucune vaccination n'est exigée pour rentrer sur le territoire albanais mais il est malgré tout recommandé d'être en ordre des vaccins contre la diphtérie-tétanos-poliomyélite, la tuberculose, les hépatites virales A et B, la fièvre typhoïde, la rage et l'encéphalite à tiques.

Il faut respecter les mesures d'hygiène habituelles comme ne boire que de l'eau en bouteille encapsulée et éviter les aliments crus.