Pays Bolivie

bolivie

La Bolivie possède 9 départements, 107 provinces, 303 municipalités et 1 327 villes.

La Bolivie est un pays d'Amérique du Sud d'une superfice de 1 098 541 km² (densité de 9,2 hab./km² environ).
La population de la Bolivie est de 10 118 683 habitants au dernier recensement.
La capitale de la Bolivie est la ville de Sucre qui compte 256 225 habitants.

Le président de l'Etat de la République présidentielle de la Bolivie est Evo Morales.

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Bolivie

« L'Union fait la force »

La Bolivie ou État plurinational de Bolivie ou encore République de Bolivie est un pays situé au centre ouest de l'Amérique du Sud partageant des frontières avec le Brésil, le Paraguay, l'Argentine, le Chili et le Pérou et n'ayant aucun accès à la mer.

La Bolivie en un coup d’œil

République présidentielle

Capitale: Sucre

Divisions administratives : 9 départements, 112 provinces

Population : plus de 10 millions d'habitants

Langues principales : espagnol, quechua, aymara

Religion principale: christianisme

Président actuel : Evo Morales

Monnaie : Boliviano (1 boliviano = 100 centavos)

Conversion en euro : 100 kyats = 13 euros

Tourisme : peu de restriction, il faut respecter les consignes de sécurité fondamentales et faire appel à des guides expérimentés pour découvrir les régions de montagne ou de forêts. Il est important de se protéger contre les piqûres de moustique responsables de nombreuses maladies.

Un pays enclavé

Le pays est partagé en trois grandes zones géographiques, des vastes plaines à l'est en prolongement de la forêt amazonienne, une région montagneuse encadrant l'Altiplano à l'ouest et des vallées au centre du pays. Le plus haut sommet de la Bolivie, le Nevado Sajama culminant à 6.542 mètres d'altitude, se situe dans la partie nord de la cordillère occidentale, une chaîne de volcans endormis. Il s'agit d'un stratovolcan dont la forme conique est due à la superposition de coulées de lave, de cendres et de scories. Sa roche volcanique andésite est caractéristique des volcans formés par la subduction d'une plaque tectonique sous une autre, un phénomène qui est à l'origine de la formation des chaînes volcaniques de toute la côte ouest de l'Amérique du Sud.

Le Nevado Sajama est également connu pour abriter sur ses pentes la plus haute forêt du monde composée de Polyepsis, des arbres et arbustes également appelés Queñoales. Ces arbres endémiques aux Andes sont les plantes à tronc poussant le plus haut au monde, jusqu'à 4.600 mètres d'altitude alors que la « limite des arbres » ne dépasse généralement pas les 3.500 mètres d'altitude.

 

L'Altiplano signifiant littéralement « plaine d'altitude » se présente sous la forme d'un immense plateau nord-sud situé dans la Cordillère des Andes et s'étirant sur 1.500 mètres de long, depuis l'Argentine jusqu'au Chili. Il traverse donc toute la Bolivie, bordé à l'ouest par la cordillère occidentale et à l'est par la cordillère orientale. Le nord de la cordillère orientale est formé par une chaîne de glaciers, la cordillère Royale, dont six sommets dépassent les 6.000 mètres d'altitude.

 

A l'origine, l'Altiplano était une vallée encaissée entre les deux cordillères. Elle a été comblée de sédiments qui ont formé un vaste plateau.

La majorité des Boliviens habitent dans cette zone dont l'altitude moyenne est de 3.300 mètres, ce qui fait d'elle la seconde plus haute région habitée du monde, après le Tibet.

La végétation est rare voire inexistante sur les sommets. On y retrouve cependant les Polyepsis et, plus bas, les herbes et cactacées de la puna, une région froide et aride.

Dans l'extrême sud de l'Altiplano, les précipitations sont extrêmement rares ce qui explique l'absence totale de végétation et la présence d'étendues de sel appelés salars, vestiges d'anciens lacs. Le salar d'Uyuni mesurant 100 km sur 150 est le plus grand désert de sel du monde et représente une importante réserve de lithium. Il résulte de la disparition du lac Tauca, il y a 14.000 ans.

Au centre du salar, une petite colline de corail appelée Incahuasi et recouverte de cactus devient une île lorsque l'eau recouvre la mer de sel, un phénomène qui a lieu quelques jours par an seulement durant la saison humide.

C'est également dans la région de l'Altiplano que se situe le lac Titicaca d'une superficie de 9.064 m² culminant à 3.810 mètres ce qui en fait le plus haut lac navigable par les navires commerciaux du monde et le plus grand d'Amérique du Sud (en volume d'eau). Un détroit long de 900 mètres situé dans son quart sud sépare le lac majeur et le lac mineur.

Plus de quarante îles émergent de l'eau et certaines d'entre elles sont habitées et cultivées en terrasses.

Le lac Titicaca est protégé par la Convention relative aux zones humides d'importance internationale particulièrement comme habitats des oiseaux d'eau (RAMSAR).

 

A l'est des cordillères, s'étendent les Yungas, des étroites vallées recouvertes de végétation offrant des paysages inoubliables. Cette région est traversée par la Route des Yungas tracée à flanc de colline et reliant La Paz à Coroico, l'une des routes les plus dangereuses au monde.On estime que plus de 200 personnes y perdent la vie chaque année. Bien que leurs terres soient fertiles et les précipitations régulières, les Yungas ne sont que très peu exploitées en raison de leur inaccessibilité.

 

Le nord-est de la Bolivie est formée par les basses-terres recouvrant approximativement 60% du pays. Elles se caractérisent par une succession de forêts (prémices de la forêt amazonienne) et de savanes. Une partie de la région a été défrichée et transformée en zone agricole. Dans le sud des basses-terres, le terrain se transforme en marécages durant les trois mois de la saison des pluies mais est asséchée le reste de l'année, lorsque le climat se fait semi-aride et que les températures peuvent atteindre les 45°.

 

En raison des énormes différences de son relief, la Bolivie connaît également un climat variable en dépit du fait que le pays se situe dans le secteur tropical. Seules les régions des basses-terres du nord ont effectivement un climat tropical avec des températures avoisinant les 30° et un taux d'humidité très élevé toute l'année.

Le centre du pays profite également d'un climat tropical mais beaucoup plus sec avec peu ou pas de précipitations de mai à septembre. Des vents forts balayent parfois la région en hiver ce qui provoque une chute des températures. En revanche, le temps est chaud et humide d'octobre à avril.

 

Dans les Yungas, les pluies sont les plus fréquentes et le temps est essentiellement nuageux tandis que l'Altiplano connaît un climat aride et frais avec de fortes variations de températures entre la journée et la nuit (de 20 à 0°).

Les températures varient en fonction de l'altitude dans les régions montagneuses. Douces dans les vallées protégées par la cordillère Orientale, elles diminuent progressivement et des chutes de neige sont enregistrées à partir de 2.000 mètres d'altitude. Le climat polaire est permanent au-dessus de 5.500 mètres.

 

Les différences de relief et de climat ainsi que la faible densité de population permettent à la Bolivie de posséder une faune et une flore diversifiées et surtout bien préservées. Cependant, le défrichement de certaines zones en vue de cultiver de nouvelles terres et l'exploitation des ressources du sous-sol mettent ce fragile équilibre en danger et menacent directement des animaux comme les vigognes ou les cerfs des Andes.

Cette biodiversité comprend notamment des espèces endémiques qui ne se retrouvent nulle part au monde.

Les lamas sont les animaux emblématiques de la Bolivie et les habitants de l'Altiplano les ont domestiqués il y a bien longtemps. Les Boliviens s'en servent comme bêtes de somme, consomment leur lait et leur viande et utilisent leur laine. Le cousin du lama, la vigogne n'a jamais été domestiquée mais sa laine bouclée est très recherchée.

La Bolivie s'enorgueillit également de ses condors, les plus gros rapaces du monde dont l'envergure peut dépasser les trois mètres.

La viscacha, un lapin à queue longue, le nandou, une autruche sauvage de petite taille, les flamants , les guanacos et la faune caractéristique de la forêt amazonienne (caïmans, reptiles géants, tortues, singes, oiseaux, ...) peuplent également les différentes régions de la Bolivie.

Une origine asiatique

Le peuplement de l'Amérique débute probablement aux alentours de 30.000 avant notre ère lorsque des tribus nomades traversent le détroit de Béring séparant la Sibérie et l'Alaska. A cette époque glaciaire, le niveau de la mer était beaucoup plus bas qu'actuellement et il était possible de traverser le détroit à pied. Des hommes mais également des animaux d'origine asiatique vont donc s'installer dans un premier temps en Amérique du Nord. Différentes tribus ont poursuivi leur chemin et sont arrivés en Amérique du Sud.

On estime que la Bolivie a probablement été habitée entre 20.000 et 10.000 avant JC bien que certains historiens estiment que le peuplement est antérieur à cette fourchette et qu'il serait d'origine océanienne.

Tiahuanaco

Une première véritable civilisation pré-Inca émerge au début du 1er millénaire avant JC sur les bords du lac Titicaca (voire beaucoup plus tôt selon certains historiens). La civilisation de Tiwanaku fondée par les Indiens Aymaras s'est étendue sur tout l'ouest de la Bolivie, dans le sud du Pérou et dans le nord du Chili en soumettant les différentes cités de ces régions.

Les fouilles archéologiques de sa capitale Tiahuanaco ont permis de comprendre la puissance et splendeur de cette civilisation. Parmi les nombreux bâtiments du site, notons la majestueuse Porte du Soleil, un monolithe de roche volcanique andésite mesurant 4 mètres de large sur 3 mètres de haut et la pyramide à sept degrés d'Akapana célèbre pour ses statues également monolithiques, son temple semi-souterrain et ses canalisations conduisant l'eau jusqu'à son sommet pour la faire jaillir et la laisser s'écouler de terrasse en terrasse à la manière d'une fontaine. La civilisation se caractérisait par une société bien structurée et une grande maîtrise de l'architecture, de l'agriculture et de l'astrologie.

Elle décline à partir du 6ème siècle de notre ère et disparaît totalement au 12ème siècle pour une raison inconnue. Selon certaines thèses, une période de grande sécheresse serait à l'origine de son extinction.

L'empire se morcelle et donne naissance à de nombreux petits royaumes Aymaras

Si Tiwanaku était la principale civilisation en Bolivie durant la période pré-inca, elle n'était pas la seule. Les Moxos occupaient des territoires du sud-est et les Mollos s'étaient installés au nord du pays. Ces deux civilisations disparurent également aux alentours du 13ème siècle.

L'Empire inca

Parallèlement, les tribus indiennes Quechuas du Pérou s'unifient pour fonder le Royaume de Cuzco, une ville fondée au 11ème siècle et qui deviendra la capitale de l'empire Inca deux siècles plus tard.

Cet empire connaît une grande expansion au 15ème siècle et les territoires correspondant à l'actuelle Bolivie sont annexés aux alentours de 1450.

La civilisation inca restera maître du pays jusqu'à l'arrivée des Européens et plus précisément des conquistadors espagnols en 1525.

Les conquistadors espagnols

Dès 1539, les Espagnols attirés par l'or et l'argent s'approprient les terres incas et colonisent la plus grande partie de l'Amérique du Sud afin de profiter de ses richesses. La conquête est violente et la population locale est massacrée. On estime que plus de 11 millions d'indigènes mourront en moins de 100 ans, victimes du travail forcé, des mises à sacs et des maladies apportées de l'Europe.

 

Ils divisent leurs possessions en deux districts administratifs, la Nouvelle-Espagne et la vice-royauté du Pérou (qui deviendra en 1776 la vice-royauté du Rio de la Plata) auquel est rattaché la Bolivie qui porte alors le nom de Haut-Pérou.

La découverte d'un extraordinaire filon d'argent recouvrant la presque totalité du Cerro Rico dans le sud de la Bolivie va attirer de nombreux Espagnols. C'est ainsi qu'en 1549, la ville de Potosi est fondée au pied de la montagne et qu'elle devient l'une des principales ressources de l'Espagne. Cette soudaine richesse sera cependant à l'origine de sa ruine car les Espagnols préfèrent à cette époque acheter les produits manufacturés dans les pays voisins plutôt que développer leurs propres industries. Les autres pays européens bénéficièrent de la situation en empochant l'argent espagnol et en se préparant à l'ère industrielle.

 

Le travail épuisant et malsain de l'extraction du minerai combiné aux nombreux accidents et effondrements dans la colline est à l'origine de nombreux décès parmi les Indiens qui étaient forcés de travailler dans les mines.

La population de Potosi dépasse cependant rapidement les 200.000 âmes et la cité devient la deuxième plus grande ville américaine, derrière Mexico. Aujourd'hui encore, la mine d'argent de Potosi est exploitée tandis que les touristes découvrent les témoignages de la puissance et de la richesse des colons espagnols ainsi que de la misère et des conditions de travail inhumaines des esclaves et des indigènes en se promenant dans les rues de la ville.

Des mouvements de révolte

Mais revenons à la fin du 18ème siècle, lorsque les Indiens opprimés commencent à se rebeller contre les Espagnols qui imposent leurs lois, leur langue et leur religion sans aucun respect pour les croyances et la culture indigènes. De nombreux mouvements de révolte éclatent dans plusieurs endroits du Haut-Pérou et notamment à Chuquisaca, centre culturel du pays (actuellement Sucre), en mai 1809 lorsque des indépendantistes et des universitaires s'unissent pour évincer le gouvernement et mettre leur propre gouvernement en place. Au même moment, l'Espagne est en proie aux guerres avec la France et à des tensions internes. Profitant de la situation difficile dans laquelle se trouvait englué le pays, de nombreuses villes de l'empire espagnol américain se soulèvent, dont Buenos Aires le 1er janvier 1809.

En juillet de la même année, le mouvement se répand jusqu'à La Paz où les révolutionnaires instaurent un gouvernement autonome local, la Junte protectrice des droits du roi et du peuple.

Les Espagnols réagissent rapidement et les meneurs sont exécutés, emprisonnés ou exilés tandis que leurs biens sont confisqués.

L'indépendance

Mais la révolution est en marche et rien ne parvient à l'arrêter. Les indigènes menés par de célèbres « Libertadors » comme Simon Bolivar, Antonio José de Sucre, Bernardo O'Higgins ou José de San Martin parviennent à libérer les pays sud-américains les uns après les autres.

L'indépendance du Haut-Pérou est proclamée le 6 août 1825, à l'issue de la bataille d'Ayacucho qui se solde par une défaite cinglante de l'armée de José Laserna, dernier vice-roi du Pérou.

Le pays est rebaptisé Bolivie, en l'honneur de Simon Bolivar qui en devient le premier président. Son successeur et ami Antonio José de Sucre abdique de ses fonctions en 1828 pour se présenter -et remporter- les élections présidentielles de Colombie. Il sera assassiné peu après son élection.

Une succession de guerres et de crises économiques et politiques

La toute nouvelle Bolivie est loin de connaître la paix. Lorsque Andrés de Santa Cruz devient président en 1829, il décide d'envahir le Pérou affaibli par des guerres civiles. C'est ainsi qu'il crée la Confédération péruano-bolivienne regroupant l'état bolivien et les états nord et sud péruviens. Cette confédération qui permettait à chacun des trois états d'avoir son propre gouvernement tout en profitant du « protectorat » de Santa Cruz sera finalement dissoute en 1839 après sa défaite contre les troupes chiliennes durant la bataille de Yungay. Santa Cruz s'exile en Équateur tandis que la Bolivie sombre dans un chaos politique.

 

L'armée péruvienne prend alors sa revanche et envahit à son tour son voisin mais elle est écrasée à Ingavi en 1841 par le général José Ballivian Segurola qui devient président de la Bolivie. Le pays connaît enfin une brève période de paix.

Très vite, les guerres civiles, coups d’État et autres révolutions reprennent leur ronde et la population bolivienne subit cette instabilité et connaît la misère d'un pays qui s'occupe plus de politique et de magouilles que de développement économique.

Des conflits éclatent tour à tour avec le Chili (Guerre du Pacifique), le Brésil (Acre) et le Paraguay (Guerre du Chaco), la Bolivie est chaque fois vaincue. Elle est obligée de céder d'importants morceaux de son territoire et notamment son seul accès à la mer et plusieurs de ses mines.

 

Cette situation et la pauvreté du peuple sont à l'origine de la fondation du Mouvement Nationaliste Révolutionnaire mené par Victor Paz Estenssoro qui remporte les élections en 1952. Il occupera les fonctions de Président de la Bolivie pendant quatre mandats, en 1952, en 1960, en 1964 (mais renversé par un coup d'état la même année) et en 1985. Estenssoro va entreprendre de nombreuses réformes comme le suffrage universel, l'accès à l'éducation pour les populations rurales, la nationalisation des compagnies minières et la redistribution des terres.

 

Au début du 21ème siècle, la Bolivie connaît une crise économique majeure mais également des tensions entre les différentes ethnies.

La découverte d'un important gisement de gaz naturel dans le sud-est du pays soulève un nouveau problème. Le pays n'ayant aucun accès à la mer doit nécessairement traverser un pays limitrophe pour l'exporter. La solution la plus économique serait de passer par le Chili mais elle se heurte aux ressentiments des Boliviens qui n'ont pas oublié la Guerre du Pacifique et la perte de territoires.

 

Différentes autres solutions sont possibles dont le transit via le Pérou ou encore la transformation du gaz sur place. Les tensions sont de plus en plus fortes et se transforment en véritable crise politique. Les paysans bientôt rejoints par les ouvriers et les commerçants organisent le blocus de La Paz et sont délogés avec violence par l'armée. Le président Gonzalo Sanchez de Lozada démissionne et s'enfuit aux États-Unis. Son successeur, Carlos Mesa, autorise la privatisation des hydrocarbures ce qui met un terme à la « guerre du gaz » mais pas aux conflits qui continuent à secouer le pays.

Après la démission de Carlos Mesa, des élections sont organisées en 2005 et le chef de file du Mouvement vers le Socialisme Evo Morales accède au pouvoir.

Vie politique

La Bolivie est une république unitaire et parlementaire dirigée par un président élu au suffrage universel direct pour un mandat de 5 ans.

Le président est à la fois le chef d’État et le chef du gouvernement et a donc une importante influence sur la gestion du pays. Une nouvelle constitution a été mise en place en 2009 garantissant notamment la séparation de l’Église et de l’État. De plus, les indigènes obtiennent des droits égaux.

 

Le pouvoir législatif est confié au parlement (assemblée législative plurinationale) composé de la Chambre des députés et la Chambre des Sénateurs.

 

Le système judiciaire pose un certain nombre de problèmes au gouvernement car il inclut un droit parallèle conforme aux traditions des différentes communautés. Ces coutumes qui sont transmises uniquement oralement sont librement interprétées et peuvent conduire à des « punitions » comme le lynchage ou l'exil.

 

Evo Morales est président de l’État plurinational de Bolivie depuis le 22 janvier 2006. Descendant du peuple aymara, il conduit une politique à l'écoute des revendications des différentes ethnies afin de leur permettre de de défendre leur culture. Depuis son élection, le peuple bolivien sort peu à peu de la misère et de l'analphabétisme.

Un pays pauvre

La Bolivie a vécu une histoire tourmentée et les conflits internes ont autant affaibli le pays que les guerres ce qui explique la faiblesse de son économie actuelle. Huit Boliviens sur dix vivent en dessous du seuil de pauvreté

Depuis quelques années, son taux de croissance s'est relevé et dépasse les 5% grâce à la nouvelle politique mise en place et l'exploitation de ses réserves de gaz naturel.

 

L'agriculture ne représente que 10% du PIB contre 40% pour l'industrie et 50% pour les services.

L'actuel gouvernement tente d'éradiquer les cultures de la coca qui était autrefois considérée comme une plante sacrée mais qui a été utilisée ensuite à la fabrication de la cocaïne. Il souhaite cependant continuer à autoriser des petites cultures de coca destinée à une consommation légale comme le maté de coca, une infusion non toxique et sans dépendance.

Un brassage ethnique

La population totale de la Bolivie est estimée à approximativement 11.000.000 d'habitants , les chiffres diffèrent selon les sources.

La majorité des Boliviens habitent dans des villes situées dans les régions du centre du pays. Les Amérindiens qui constituent 55% de la population se partagent en une quarantaine de groupes ethniques dont les plus importants sont les Quechuas et les Aymaras. Le reste de la population est métissée (30%) ou d'origine européenne (15%).

 

37 langues officielles sont répertoriées en Bolivie. Un peu plus de 60% des habitants parlent en espagnol, les autres font partie de groupes ethnolinguistiques amérindiens comme les Aymaras, les Quechuas ou les Guaranis.

 

Les Boliviens sont majoritairement des chrétiens catholiques ou, plus rarement, protestants et sont très pieux et pratiquants. Ils assistent souvent à deux messes par jour. Parallèlement, ils respectent des divinités comme Pachamama, la déesse de la fertilité.

 

La Bolivie est un pays attaché à ses traditions et à son folklore. Les vêtements comme le poncho, la musique accompagnée d'instruments à vent, à cordes ou à percussion sont omniprésents dans la vie quotidienne des Boliviens vivant en milieu rural.

 

De même, la cuisine est typique du pays et est réalisée à base de viandes de lama, de porc, de poulet ou de bœuf accompagnées de pommes de terre, de piments et de céréales. Les abats sont également préparés en grillades.

Au petit déjeuner, ils avalent des boissons sucrées chaudes, épaisses et épicées aux céréales. Les Boliviens consomment peu d'alcool en dehors des fêtes mis à part quelques bières locales et la Jumechi, un alcool de canne à sucre.

Tourisme

En raison du taux de criminalité, il est recommandé aux touristes se rendant en Bolivie de ne pas porter des objets de valeur et de ne pas sortir des sommes d'argent importantes en public.

Il est déconseillé de monter dans un taxi en pleine rue ou près des gares et de circuler seul la nuit.

Les excusions dans les montagnes doivent être accompagnées d'un guide local et ne conviennent pas aux alpinistes non expérimentés.

 

La Bolivie attire de nombreux touristes qui viennent découvrir les paysages hallucinants des Andes, du lac Titicaca, des mers de sel ou de l'Altiplano. Ils sont également séduits par l'accueil des Indiens qui les invitent volontiers à participer aux fêtes traditionnelles.

 

Au nombre des sites à ne rater sous aucun prétexte, citons La Paz et son architecture coloniale, les villes bordant le lac Titicaca, l'Isla del Sol, une île habitée du lac Titicaca, la ville de Potosi qui connut son heure de gloire grâce aux mines d'argent, le plus grand désert de sel du monde, le salar d'Uyuni et bien entendu les vestiges de l'époque pré-colombienne dont l'incontournable Tiahuanaco.

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Pays Bolivie

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La Bolivie possède 9 départements, 107 provinces, 303 municipalités et 1 327 villes.

La Bolivie est un pays d'Amérique du Sud d'une superfice de 1 098 541 km² (densité de 9,2 hab./km² environ).
La population de la Bolivie est de 10 118 683 habitants au dernier recensement.
La capitale de la Bolivie est la ville de Sucre qui compte 256 225 habitants.

Le président de l'Etat de la République présidentielle de la Bolivie est Evo Morales.

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« L'Union fait la force »

La Bolivie ou État plurinational de Bolivie ou encore République de Bolivie est un pays situé au centre ouest de l'Amérique du Sud partageant des frontières avec le Brésil, le Paraguay, l'Argentine, le Chili et le Pérou et n'ayant aucun accès à la mer.

La Bolivie en un coup d’œil

République présidentielle

Capitale: Sucre

Divisions administratives : 9 départements, 112 provinces

Population : plus de 10 millions d'habitants

Langues principales : espagnol, quechua, aymara

Religion principale: christianisme

Président actuel : Evo Morales

Monnaie : Boliviano (1 boliviano = 100 centavos)

Conversion en euro : 100 kyats = 13 euros

Tourisme : peu de restriction, il faut respecter les consignes de sécurité fondamentales et faire appel à des guides expérimentés pour découvrir les régions de montagne ou de forêts. Il est important de se protéger contre les piqûres de moustique responsables de nombreuses maladies.

Un pays enclavé

Le pays est partagé en trois grandes zones géographiques, des vastes plaines à l'est en prolongement de la forêt amazonienne, une région montagneuse encadrant l'Altiplano à l'ouest et des vallées au centre du pays. Le plus haut sommet de la Bolivie, le Nevado Sajama culminant à 6.542 mètres d'altitude, se situe dans la partie nord de la cordillère occidentale, une chaîne de volcans endormis. Il s'agit d'un stratovolcan dont la forme conique est due à la superposition de coulées de lave, de cendres et de scories. Sa roche volcanique andésite est caractéristique des volcans formés par la subduction d'une plaque tectonique sous une autre, un phénomène qui est à l'origine de la formation des chaînes volcaniques de toute la côte ouest de l'Amérique du Sud.

Le Nevado Sajama est également connu pour abriter sur ses pentes la plus haute forêt du monde composée de Polyepsis, des arbres et arbustes également appelés Queñoales. Ces arbres endémiques aux Andes sont les plantes à tronc poussant le plus haut au monde, jusqu'à 4.600 mètres d'altitude alors que la « limite des arbres » ne dépasse généralement pas les 3.500 mètres d'altitude.

 

L'Altiplano signifiant littéralement « plaine d'altitude » se présente sous la forme d'un immense plateau nord-sud situé dans la Cordillère des Andes et s'étirant sur 1.500 mètres de long, depuis l'Argentine jusqu'au Chili. Il traverse donc toute la Bolivie, bordé à l'ouest par la cordillère occidentale et à l'est par la cordillère orientale. Le nord de la cordillère orientale est formé par une chaîne de glaciers, la cordillère Royale, dont six sommets dépassent les 6.000 mètres d'altitude.

 

A l'origine, l'Altiplano était une vallée encaissée entre les deux cordillères. Elle a été comblée de sédiments qui ont formé un vaste plateau.

La majorité des Boliviens habitent dans cette zone dont l'altitude moyenne est de 3.300 mètres, ce qui fait d'elle la seconde plus haute région habitée du monde, après le Tibet.

La végétation est rare voire inexistante sur les sommets. On y retrouve cependant les Polyepsis et, plus bas, les herbes et cactacées de la puna, une région froide et aride.

Dans l'extrême sud de l'Altiplano, les précipitations sont extrêmement rares ce qui explique l'absence totale de végétation et la présence d'étendues de sel appelés salars, vestiges d'anciens lacs. Le salar d'Uyuni mesurant 100 km sur 150 est le plus grand désert de sel du monde et représente une importante réserve de lithium. Il résulte de la disparition du lac Tauca, il y a 14.000 ans.

Au centre du salar, une petite colline de corail appelée Incahuasi et recouverte de cactus devient une île lorsque l'eau recouvre la mer de sel, un phénomène qui a lieu quelques jours par an seulement durant la saison humide.

C'est également dans la région de l'Altiplano que se situe le lac Titicaca d'une superficie de 9.064 m² culminant à 3.810 mètres ce qui en fait le plus haut lac navigable par les navires commerciaux du monde et le plus grand d'Amérique du Sud (en volume d'eau). Un détroit long de 900 mètres situé dans son quart sud sépare le lac majeur et le lac mineur.

Plus de quarante îles émergent de l'eau et certaines d'entre elles sont habitées et cultivées en terrasses.

Le lac Titicaca est protégé par la Convention relative aux zones humides d'importance internationale particulièrement comme habitats des oiseaux d'eau (RAMSAR).

 

A l'est des cordillères, s'étendent les Yungas, des étroites vallées recouvertes de végétation offrant des paysages inoubliables. Cette région est traversée par la Route des Yungas tracée à flanc de colline et reliant La Paz à Coroico, l'une des routes les plus dangereuses au monde.On estime que plus de 200 personnes y perdent la vie chaque année. Bien que leurs terres soient fertiles et les précipitations régulières, les Yungas ne sont que très peu exploitées en raison de leur inaccessibilité.

 

Le nord-est de la Bolivie est formée par les basses-terres recouvrant approximativement 60% du pays. Elles se caractérisent par une succession de forêts (prémices de la forêt amazonienne) et de savanes. Une partie de la région a été défrichée et transformée en zone agricole. Dans le sud des basses-terres, le terrain se transforme en marécages durant les trois mois de la saison des pluies mais est asséchée le reste de l'année, lorsque le climat se fait semi-aride et que les températures peuvent atteindre les 45°.

 

En raison des énormes différences de son relief, la Bolivie connaît également un climat variable en dépit du fait que le pays se situe dans le secteur tropical. Seules les régions des basses-terres du nord ont effectivement un climat tropical avec des températures avoisinant les 30° et un taux d'humidité très élevé toute l'année.

Le centre du pays profite également d'un climat tropical mais beaucoup plus sec avec peu ou pas de précipitations de mai à septembre. Des vents forts balayent parfois la région en hiver ce qui provoque une chute des températures. En revanche, le temps est chaud et humide d'octobre à avril.

 

Dans les Yungas, les pluies sont les plus fréquentes et le temps est essentiellement nuageux tandis que l'Altiplano connaît un climat aride et frais avec de fortes variations de températures entre la journée et la nuit (de 20 à 0°).

Les températures varient en fonction de l'altitude dans les régions montagneuses. Douces dans les vallées protégées par la cordillère Orientale, elles diminuent progressivement et des chutes de neige sont enregistrées à partir de 2.000 mètres d'altitude. Le climat polaire est permanent au-dessus de 5.500 mètres.

 

Les différences de relief et de climat ainsi que la faible densité de population permettent à la Bolivie de posséder une faune et une flore diversifiées et surtout bien préservées. Cependant, le défrichement de certaines zones en vue de cultiver de nouvelles terres et l'exploitation des ressources du sous-sol mettent ce fragile équilibre en danger et menacent directement des animaux comme les vigognes ou les cerfs des Andes.

Cette biodiversité comprend notamment des espèces endémiques qui ne se retrouvent nulle part au monde.

Les lamas sont les animaux emblématiques de la Bolivie et les habitants de l'Altiplano les ont domestiqués il y a bien longtemps. Les Boliviens s'en servent comme bêtes de somme, consomment leur lait et leur viande et utilisent leur laine. Le cousin du lama, la vigogne n'a jamais été domestiquée mais sa laine bouclée est très recherchée.

La Bolivie s'enorgueillit également de ses condors, les plus gros rapaces du monde dont l'envergure peut dépasser les trois mètres.

La viscacha, un lapin à queue longue, le nandou, une autruche sauvage de petite taille, les flamants , les guanacos et la faune caractéristique de la forêt amazonienne (caïmans, reptiles géants, tortues, singes, oiseaux, ...) peuplent également les différentes régions de la Bolivie.

Une origine asiatique

Le peuplement de l'Amérique débute probablement aux alentours de 30.000 avant notre ère lorsque des tribus nomades traversent le détroit de Béring séparant la Sibérie et l'Alaska. A cette époque glaciaire, le niveau de la mer était beaucoup plus bas qu'actuellement et il était possible de traverser le détroit à pied. Des hommes mais également des animaux d'origine asiatique vont donc s'installer dans un premier temps en Amérique du Nord. Différentes tribus ont poursuivi leur chemin et sont arrivés en Amérique du Sud.

On estime que la Bolivie a probablement été habitée entre 20.000 et 10.000 avant JC bien que certains historiens estiment que le peuplement est antérieur à cette fourchette et qu'il serait d'origine océanienne.

Tiahuanaco

Une première véritable civilisation pré-Inca émerge au début du 1er millénaire avant JC sur les bords du lac Titicaca (voire beaucoup plus tôt selon certains historiens). La civilisation de Tiwanaku fondée par les Indiens Aymaras s'est étendue sur tout l'ouest de la Bolivie, dans le sud du Pérou et dans le nord du Chili en soumettant les différentes cités de ces régions.

Les fouilles archéologiques de sa capitale Tiahuanaco ont permis de comprendre la puissance et splendeur de cette civilisation. Parmi les nombreux bâtiments du site, notons la majestueuse Porte du Soleil, un monolithe de roche volcanique andésite mesurant 4 mètres de large sur 3 mètres de haut et la pyramide à sept degrés d'Akapana célèbre pour ses statues également monolithiques, son temple semi-souterrain et ses canalisations conduisant l'eau jusqu'à son sommet pour la faire jaillir et la laisser s'écouler de terrasse en terrasse à la manière d'une fontaine. La civilisation se caractérisait par une société bien structurée et une grande maîtrise de l'architecture, de l'agriculture et de l'astrologie.

Elle décline à partir du 6ème siècle de notre ère et disparaît totalement au 12ème siècle pour une raison inconnue. Selon certaines thèses, une période de grande sécheresse serait à l'origine de son extinction.

L'empire se morcelle et donne naissance à de nombreux petits royaumes Aymaras

Si Tiwanaku était la principale civilisation en Bolivie durant la période pré-inca, elle n'était pas la seule. Les Moxos occupaient des territoires du sud-est et les Mollos s'étaient installés au nord du pays. Ces deux civilisations disparurent également aux alentours du 13ème siècle.

L'Empire inca

Parallèlement, les tribus indiennes Quechuas du Pérou s'unifient pour fonder le Royaume de Cuzco, une ville fondée au 11ème siècle et qui deviendra la capitale de l'empire Inca deux siècles plus tard.

Cet empire connaît une grande expansion au 15ème siècle et les territoires correspondant à l'actuelle Bolivie sont annexés aux alentours de 1450.

La civilisation inca restera maître du pays jusqu'à l'arrivée des Européens et plus précisément des conquistadors espagnols en 1525.

Les conquistadors espagnols

Dès 1539, les Espagnols attirés par l'or et l'argent s'approprient les terres incas et colonisent la plus grande partie de l'Amérique du Sud afin de profiter de ses richesses. La conquête est violente et la population locale est massacrée. On estime que plus de 11 millions d'indigènes mourront en moins de 100 ans, victimes du travail forcé, des mises à sacs et des maladies apportées de l'Europe.

 

Ils divisent leurs possessions en deux districts administratifs, la Nouvelle-Espagne et la vice-royauté du Pérou (qui deviendra en 1776 la vice-royauté du Rio de la Plata) auquel est rattaché la Bolivie qui porte alors le nom de Haut-Pérou.

La découverte d'un extraordinaire filon d'argent recouvrant la presque totalité du Cerro Rico dans le sud de la Bolivie va attirer de nombreux Espagnols. C'est ainsi qu'en 1549, la ville de Potosi est fondée au pied de la montagne et qu'elle devient l'une des principales ressources de l'Espagne. Cette soudaine richesse sera cependant à l'origine de sa ruine car les Espagnols préfèrent à cette époque acheter les produits manufacturés dans les pays voisins plutôt que développer leurs propres industries. Les autres pays européens bénéficièrent de la situation en empochant l'argent espagnol et en se préparant à l'ère industrielle.

 

Le travail épuisant et malsain de l'extraction du minerai combiné aux nombreux accidents et effondrements dans la colline est à l'origine de nombreux décès parmi les Indiens qui étaient forcés de travailler dans les mines.

La population de Potosi dépasse cependant rapidement les 200.000 âmes et la cité devient la deuxième plus grande ville américaine, derrière Mexico. Aujourd'hui encore, la mine d'argent de Potosi est exploitée tandis que les touristes découvrent les témoignages de la puissance et de la richesse des colons espagnols ainsi que de la misère et des conditions de travail inhumaines des esclaves et des indigènes en se promenant dans les rues de la ville.

Des mouvements de révolte

Mais revenons à la fin du 18ème siècle, lorsque les Indiens opprimés commencent à se rebeller contre les Espagnols qui imposent leurs lois, leur langue et leur religion sans aucun respect pour les croyances et la culture indigènes. De nombreux mouvements de révolte éclatent dans plusieurs endroits du Haut-Pérou et notamment à Chuquisaca, centre culturel du pays (actuellement Sucre), en mai 1809 lorsque des indépendantistes et des universitaires s'unissent pour évincer le gouvernement et mettre leur propre gouvernement en place. Au même moment, l'Espagne est en proie aux guerres avec la France et à des tensions internes. Profitant de la situation difficile dans laquelle se trouvait englué le pays, de nombreuses villes de l'empire espagnol américain se soulèvent, dont Buenos Aires le 1er janvier 1809.

En juillet de la même année, le mouvement se répand jusqu'à La Paz où les révolutionnaires instaurent un gouvernement autonome local, la Junte protectrice des droits du roi et du peuple.

Les Espagnols réagissent rapidement et les meneurs sont exécutés, emprisonnés ou exilés tandis que leurs biens sont confisqués.

L'indépendance

Mais la révolution est en marche et rien ne parvient à l'arrêter. Les indigènes menés par de célèbres « Libertadors » comme Simon Bolivar, Antonio José de Sucre, Bernardo O'Higgins ou José de San Martin parviennent à libérer les pays sud-américains les uns après les autres.

L'indépendance du Haut-Pérou est proclamée le 6 août 1825, à l'issue de la bataille d'Ayacucho qui se solde par une défaite cinglante de l'armée de José Laserna, dernier vice-roi du Pérou.

Le pays est rebaptisé Bolivie, en l'honneur de Simon Bolivar qui en devient le premier président. Son successeur et ami Antonio José de Sucre abdique de ses fonctions en 1828 pour se présenter -et remporter- les élections présidentielles de Colombie. Il sera assassiné peu après son élection.

Une succession de guerres et de crises économiques et politiques

La toute nouvelle Bolivie est loin de connaître la paix. Lorsque Andrés de Santa Cruz devient président en 1829, il décide d'envahir le Pérou affaibli par des guerres civiles. C'est ainsi qu'il crée la Confédération péruano-bolivienne regroupant l'état bolivien et les états nord et sud péruviens. Cette confédération qui permettait à chacun des trois états d'avoir son propre gouvernement tout en profitant du « protectorat » de Santa Cruz sera finalement dissoute en 1839 après sa défaite contre les troupes chiliennes durant la bataille de Yungay. Santa Cruz s'exile en Équateur tandis que la Bolivie sombre dans un chaos politique.

 

L'armée péruvienne prend alors sa revanche et envahit à son tour son voisin mais elle est écrasée à Ingavi en 1841 par le général José Ballivian Segurola qui devient président de la Bolivie. Le pays connaît enfin une brève période de paix.

Très vite, les guerres civiles, coups d’État et autres révolutions reprennent leur ronde et la population bolivienne subit cette instabilité et connaît la misère d'un pays qui s'occupe plus de politique et de magouilles que de développement économique.

Des conflits éclatent tour à tour avec le Chili (Guerre du Pacifique), le Brésil (Acre) et le Paraguay (Guerre du Chaco), la Bolivie est chaque fois vaincue. Elle est obligée de céder d'importants morceaux de son territoire et notamment son seul accès à la mer et plusieurs de ses mines.

 

Cette situation et la pauvreté du peuple sont à l'origine de la fondation du Mouvement Nationaliste Révolutionnaire mené par Victor Paz Estenssoro qui remporte les élections en 1952. Il occupera les fonctions de Président de la Bolivie pendant quatre mandats, en 1952, en 1960, en 1964 (mais renversé par un coup d'état la même année) et en 1985. Estenssoro va entreprendre de nombreuses réformes comme le suffrage universel, l'accès à l'éducation pour les populations rurales, la nationalisation des compagnies minières et la redistribution des terres.

 

Au début du 21ème siècle, la Bolivie connaît une crise économique majeure mais également des tensions entre les différentes ethnies.

La découverte d'un important gisement de gaz naturel dans le sud-est du pays soulève un nouveau problème. Le pays n'ayant aucun accès à la mer doit nécessairement traverser un pays limitrophe pour l'exporter. La solution la plus économique serait de passer par le Chili mais elle se heurte aux ressentiments des Boliviens qui n'ont pas oublié la Guerre du Pacifique et la perte de territoires.

 

Différentes autres solutions sont possibles dont le transit via le Pérou ou encore la transformation du gaz sur place. Les tensions sont de plus en plus fortes et se transforment en véritable crise politique. Les paysans bientôt rejoints par les ouvriers et les commerçants organisent le blocus de La Paz et sont délogés avec violence par l'armée. Le président Gonzalo Sanchez de Lozada démissionne et s'enfuit aux États-Unis. Son successeur, Carlos Mesa, autorise la privatisation des hydrocarbures ce qui met un terme à la « guerre du gaz » mais pas aux conflits qui continuent à secouer le pays.

Après la démission de Carlos Mesa, des élections sont organisées en 2005 et le chef de file du Mouvement vers le Socialisme Evo Morales accède au pouvoir.

Vie politique

La Bolivie est une république unitaire et parlementaire dirigée par un président élu au suffrage universel direct pour un mandat de 5 ans.

Le président est à la fois le chef d’État et le chef du gouvernement et a donc une importante influence sur la gestion du pays. Une nouvelle constitution a été mise en place en 2009 garantissant notamment la séparation de l’Église et de l’État. De plus, les indigènes obtiennent des droits égaux.

 

Le pouvoir législatif est confié au parlement (assemblée législative plurinationale) composé de la Chambre des députés et la Chambre des Sénateurs.

 

Le système judiciaire pose un certain nombre de problèmes au gouvernement car il inclut un droit parallèle conforme aux traditions des différentes communautés. Ces coutumes qui sont transmises uniquement oralement sont librement interprétées et peuvent conduire à des « punitions » comme le lynchage ou l'exil.

 

Evo Morales est président de l’État plurinational de Bolivie depuis le 22 janvier 2006. Descendant du peuple aymara, il conduit une politique à l'écoute des revendications des différentes ethnies afin de leur permettre de de défendre leur culture. Depuis son élection, le peuple bolivien sort peu à peu de la misère et de l'analphabétisme.

Un pays pauvre

La Bolivie a vécu une histoire tourmentée et les conflits internes ont autant affaibli le pays que les guerres ce qui explique la faiblesse de son économie actuelle. Huit Boliviens sur dix vivent en dessous du seuil de pauvreté

Depuis quelques années, son taux de croissance s'est relevé et dépasse les 5% grâce à la nouvelle politique mise en place et l'exploitation de ses réserves de gaz naturel.

 

L'agriculture ne représente que 10% du PIB contre 40% pour l'industrie et 50% pour les services.

L'actuel gouvernement tente d'éradiquer les cultures de la coca qui était autrefois considérée comme une plante sacrée mais qui a été utilisée ensuite à la fabrication de la cocaïne. Il souhaite cependant continuer à autoriser des petites cultures de coca destinée à une consommation légale comme le maté de coca, une infusion non toxique et sans dépendance.

Un brassage ethnique

La population totale de la Bolivie est estimée à approximativement 11.000.000 d'habitants , les chiffres diffèrent selon les sources.

La majorité des Boliviens habitent dans des villes situées dans les régions du centre du pays. Les Amérindiens qui constituent 55% de la population se partagent en une quarantaine de groupes ethniques dont les plus importants sont les Quechuas et les Aymaras. Le reste de la population est métissée (30%) ou d'origine européenne (15%).

 

37 langues officielles sont répertoriées en Bolivie. Un peu plus de 60% des habitants parlent en espagnol, les autres font partie de groupes ethnolinguistiques amérindiens comme les Aymaras, les Quechuas ou les Guaranis.

 

Les Boliviens sont majoritairement des chrétiens catholiques ou, plus rarement, protestants et sont très pieux et pratiquants. Ils assistent souvent à deux messes par jour. Parallèlement, ils respectent des divinités comme Pachamama, la déesse de la fertilité.

 

La Bolivie est un pays attaché à ses traditions et à son folklore. Les vêtements comme le poncho, la musique accompagnée d'instruments à vent, à cordes ou à percussion sont omniprésents dans la vie quotidienne des Boliviens vivant en milieu rural.

 

De même, la cuisine est typique du pays et est réalisée à base de viandes de lama, de porc, de poulet ou de bœuf accompagnées de pommes de terre, de piments et de céréales. Les abats sont également préparés en grillades.

Au petit déjeuner, ils avalent des boissons sucrées chaudes, épaisses et épicées aux céréales. Les Boliviens consomment peu d'alcool en dehors des fêtes mis à part quelques bières locales et la Jumechi, un alcool de canne à sucre.

Tourisme

En raison du taux de criminalité, il est recommandé aux touristes se rendant en Bolivie de ne pas porter des objets de valeur et de ne pas sortir des sommes d'argent importantes en public.

Il est déconseillé de monter dans un taxi en pleine rue ou près des gares et de circuler seul la nuit.

Les excusions dans les montagnes doivent être accompagnées d'un guide local et ne conviennent pas aux alpinistes non expérimentés.

 

La Bolivie attire de nombreux touristes qui viennent découvrir les paysages hallucinants des Andes, du lac Titicaca, des mers de sel ou de l'Altiplano. Ils sont également séduits par l'accueil des Indiens qui les invitent volontiers à participer aux fêtes traditionnelles.

 

Au nombre des sites à ne rater sous aucun prétexte, citons La Paz et son architecture coloniale, les villes bordant le lac Titicaca, l'Isla del Sol, une île habitée du lac Titicaca, la ville de Potosi qui connut son heure de gloire grâce aux mines d'argent, le plus grand désert de sel du monde, le salar d'Uyuni et bien entendu les vestiges de l'époque pré-colombienne dont l'incontournable Tiahuanaco.

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