Pays Cap-Vert

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Le Cap-Vert possède 9 comtés, 17 paroisses et 31 villes.

Le Cap-Vert est un pays d'Afrique d'une superfice de 4 033 km² (densité de 129,8 hab./km² environ).
La population du Cap-Vert est de 523 568 habitants au dernier recensement.
La capitale du Cap-Vert est la ville de Praia qui compte 124 661 habitants.

Le président de la République du Cap-Vert est Jorge Carlos Fonseca.

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Cap-Vert

« Unité, Travail, Progrès »

Le Cap-Vert ou République du Cap-Vert est un archipel situé au large de la Mauritanie et du Sénégal, dans l'Océan Atlantique. Il fait partie de l'Afrique de l'Ouest.

 

L'archipel comprend une dizaine d'îles d'origine volcanique et plusieurs îlots. La capitale Praia a été fondée sur la plus grande des îles, Santiago.

Le Cap-Vert en un coup d’œil

République semi-présidentielle

Capitale : Praia

Divisions administratives : 22 concelhos (municipalités) et 32 freguesias (paroisses)

Population : plus de 500.000 habitants

Langues principales : portugais (officielle) et créole cap-verdien

Religion principale: christianisme

Président actuel : Jorge Carlos Fonseca

Premier ministre actuel : Ulisses Correia e Silva

Monnaie : Escudo cap-verdien

Conversion en euro : 100 escudos cap-verdiens = 0,9 euro

Tourisme : Les touristes doivent être vigilants en raison d'un taux de criminalité élevé (vols, braquages, agressions,viols ...). La baignade est interdite en dehors des lieux surveillés en raison de la puissance des courants. Il faut également se protéger contre les piqûres de moustique.

Géographie

L'archipel du Cap-Vert est situé à près de 600 kilomètres des côtes africaines et fait partie de la Macaronésie, un groupe d'îles de l'océan Atlantique comprenant également les Açores, Madère et les îles Canaries.

Il se compose des six îles au vent également appelées Barlavento, des quatre îles sous le vent ou Sotavento et de quelques îlots. Neuf de ces dix îles sont habitées mais plus de la moitié de la population cap-verdienne se regroupe sur l'île Santiago.

D'origine volcanique, les îles du Cap-Vert ont été formées durant le Miocène. Le point culminant de l'archipel, le Pico do Fogo, se situe sur l'île de Fogo et culmine à 2.829 mètres d'altitude. Il s'agit d'un stratovolcan toujours en activité. Cette île est apparue bien après les autres, on estime que sa formation a débuté il y a 4,5 millions d'années et que le volcan a émergé vers 75.000 avant notre ère, provoquant un gigantesque raz de marée.

La dernière éruption du Pico de Fogo a eu lieu en 2014 et a englouti un petit village situé au pied du volcan, Portela.

 

Le Pico de Fogo fait partie des îles sous le vent. Il en est de même de Santiago, de Maio et de Brava, la plus petite île habitée de l'archipel.

Les îles de Santo Antão, São Vicente, São Nicolau, Sal, Boa Vista et Santa Luzia qui est inhabitée forment les îles au vent.

Sal, Boa Vista et Maio présentent un relief plat et n'ont aucun point d'eau douce. Les îles de Sal et de Maio sont également connues pour leurs déserts de sel qui ont été exploités jusque dans les années 1980.

Les autres îles sont montagneuses et présentent des sommets dépassant les 1.300 mètres d'altitude.

 

Autrefois, les îles étaient recouvertes de végétation mais l'arrivée des Européens ont provoqué une déforestation qui est à l'origine de l'érosion des versants exposés à l'harmattan, un vent du nord-est venu du Sahara et charriant les sables du désert. A l'heure actuelle, seules les vallées protégées sont fertiles mais des périodes de pluies tropicales et les sables apportés par l'harmattan ruinent régulièrement les récoltes et provoquent des famines. Durant la saison des pluies, d'avril à octobre, et plus souvent au mois d'août, des cyclones tropicaux se forment régulièrement près de l'archipel. Ces cyclones tropicaux baptisés ouragans cap-verdiens se dirigent vers le continent américain et, selon les conditions atmosphériques, atteignent soit les Petites Antilles, le Nicaragua, le Honduras et le Belize, soit les Grandes Antilles, le Golfe du Mexique et la Floride, soit le nord de la Floride et la Virginie.

 

Le climat du Cap-Vert est de type tempéré avec des températures relativement constantes toute l'année. Les températures moyennes se situent entre 22 et 26° près des côtes et se refroidissent en altitude. L'ensoleillement est quasi constant malgré la saison des pluies.

Un archipel longtemps inhabité

L'isolement de l'archipel explique son peuplement tardif. En effet les îles du Cap-Vert ont été inhabitées jusque vers le milieu du 15ème siècle. Il n'est cependant pas impossible que des pêcheurs venus du Sénégal, des Grecs et des Phéniciens aient fait étape dans l'archipel durant l'Antiquité.

Vers 1456, l'explorateur vénitien Alvise Cadamosto naviguant pour le compte du Prince du Portugal Henri le Navigateur longe les côtes africaines afin de découvrir de nouvelles terres. C'est ainsi qu'il découvre les premières îles du Cap-Vert. Le reste de l'archipel sera à son tour exploré au cours des expéditions suivantes.

Le berceau de la culture créole

Une première colonie portugaise s'établit au sud de l'île de Santiago en 1462. Cette colonie baptisée Ribeira Grande (à ne pas confondre avec la ville du même nom située sur l'île de Santo Antão) est fondée sur le site de l'actuelle Cidade Velha, à 15 kilomètres de la capitale Praia. Elle devient une étape incontournable des navires marchands qui font route vers le Brésil et les Caraïbes. Malheureusement, elle sert également de plaque-tournante de la traite des esclaves à l'époque du commerce triangulaire atlantique qui va durer pendant plus de trois siècles (les esclaves africains sont envoyés vers les Amériques pour travailler sur les plantations, les produits des plantations sont envoyés en Europe qui les revendent en Afrique). Ce statut d'escale est également à l'origine de l'apparition de la culture créole, mélange des traditions africaines et européennes. C'est donc à partir du Cap-Vert que cette culture se diffuse dans les colonies du Nouveau-Monde et s'enrichit au contact des nouvelles populations. Le Cap-Vert est le berceau du patrimoine partagé entre les trois continents. C'est à ce titre que le centre historique de Ribeira Grande (Cidade Velha) a été inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO.
 
En 1712, le corsaire nantais Jacques Cassard reçoit le commandement d'une flotte de huit vaisseaux et mène une expédition pour le compte du Roi de France. Il s'empare des navires ennemis, pille leurs cargaisons ou les échange contre des rançons. Il attaque également les différentes colonies britanniques, néerlandaises et portugaises et fait notamment escale sur l'île de Santiago de l'archipel du Cap-Vert où il s'empare de Ribeira Grande et de ses richesses avant de poursuivre sa route vers les Antilles. La ville est en ruine et ses habitants n'ont d'autre choix que de s'installer à Praia qui obtiendra le statut de capitale en 1770.

La fin de l'âge d'or

A cette époque, l'archipel connaît ses premières époques de sécheresse, conséquence de la déforestation, des cultures intensives et de l'importation de bétail qui devait servir à ravitailler les navires mouillant au Cap-Vert. La population affamée est décimée tandis que de nouveaux comptoirs commerciaux sont établis sur les côtes africaines ce qui permet aux navires négriers de rejoindre le Nouveau Monde sans escale. L'économie décline aussi rapidement que sa population dans la plus grande indifférence du gouvernement portugais.
 
L'archipel profite d'un second souffle vers la fin du 19ème siècle lorsqu'il sert à nouveau d'étape de ravitaillement, cette fois-ci pour les navires des lignes transatlantiques. Les bateaux accostent à Mindelo, au nord-ouest de l'île de São Vicente pour s'approvisionner en nourriture, eau et fuel.
Le Cap-Vert profite de cette activité jusqu'à la fin de la seconde guerre mondiale avant de retomber dans la pauvreté.

L'indépendance

En 1956, le Parti africain pour l'Indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (PAIGC) est fondé par un groupe d'indépendantistes qui souhaitent se libérer de la domination du Portugal. Le parti soutenu par Cuba et l'Union Soviétique mène de nombreuses actions contre les Portugais qui finissent par reconnaître l'indépendance de la Guinée-Bissau et du Cap-Vert en 1975.
 
En 1991 et pour la première fois depuis son indépendance, le Cap-Vert est dirigé par un parti libéral, le Mouvement pour la Démocratie (MpD), au détriment du parti social-démocrate Parti Africain pour l'Indépendance du Cap-Vert (PAICV).
Après un retour au pouvoir du PAICV pendant une quinzaine d'années, le MpD a à nouveau remporté les élections en 2016.

Vie Politique

Le Cap-Vert est une république démocratique représentative semi-présidentielle  avec une séparation stricte des pouvoirs.
Le président est chef de l’État et est élu pour une durée de cinq ans tandis que le Premier ministre  nommé par l'Assemblée nationale est chef du gouvernement et a la charge de nommer les ministres.
Le pouvoir judiciaire est exercé par la Cour suprême de Justice.
 
Le Cap-Vert entretient un partenariat économique avec l'Union Européenne qui lui garantit son intervention en cas d'urgence d'ordre humanitaire. Il bénéficie également de l'aide des États-Unis et notamment de tarifs douaniers privilégiés afin de redresser sont économie.

Une économie à l'agonie

Ne bénéficiant que de maigres ressources naturelles (sel, pêche et culture de bananes) et souffrant de la sécheresse, le Cap-Vert s'est tourné vers le tourisme pour essayer de dynamiser une économie agonisante.
Malgré ses efforts pour attirer les touristes mais également les investisseurs, le pays doit sa survie à l'aide internationale.

Une culture créole

La population totale du Cap-Vert dépasse les 550.000 habitants et connaît un léger accroissement naturel. En raison de sa pauvreté et d'une économie en berne, la diaspora est très importante. Plus de 700.000 Cap-verdiens ont quitté leur pays pour s'installer à l'étranger, notamment aux États-Unis et au Portugal.
La population cap-verdienne est majoritairement métissée. Plus de 70% des habitants sont créoles et 28% sont d'origine africaine. Un peu moins de 20% des Cap-verdiens sont d'origine européenne.
 
Si le portugais est toujours la langue officielle du Cap-Vert, la grande majorité des familles s'exprime en créole cap-verdien, la plus ancienne langue créole du monde. Ce créole typique du Cap-Vert comprend autant de dialectes qu'il y a d'îles habitées dans l'archipel et est divisé en deux familles linguistiques : le créole des îles Sotavento et celui des îles Barlavento. Il se caractérise par l'utilisation de mots empruntés au portugais mélangés à différentes langues de l'Afrique de l'Ouest. 
La plupart des Cap-verdiens sont chrétiens, principalement catholiques. La religion est très importante pour eux ce qui explique le grand nombre d'églises bâties sur les différentes îles de l'archipel.
 
La culture cap-verdienne est tout aussi métissée que les habitants de l'archipel. Les influences portugaises et africaines se retrouvent notamment dans la musique et dans la danse. Le funaná, la coladeira et la morna dont Cesária Evora est la meilleure ambassadrice, sont des genres musicaux traditionnels des îles du Cap-Vert qui expriment notamment la douleur du peuple. 
 
La cuisine cap-verdienne est très semblable à celle de l'Afrique de l'ouest. Elle est généralement à base de poissons, de viande ou de poulet, de manioc et de légumes secs. Plat traditionnel, le cachupa est servi sous forme de ragoût de viande de porc, de maïs, de haricots, de manioc et de patates douces. Selon les ingrédients ajoutés, le cachupa peut être plus ou moins riche et porté les noms de cachupa rica ou de cachupada.
Les Cap-verdiens produisent une bière locale, la Strela, du vin issu des vignes cultivées au pied du volcan Pico do Fogo ainsi qu'une eau-de-vie à base de canne à sucre, le grogue.

Tourisme

Un visa valable au moins pendant six mois après la date prévue de fin de séjour est exigé pour rentrer au Cap-Vert. Le visa touristique est payant et peut être obtenu à l'ambassade de la République du Cap-Vert à Paris ou via l'agence de voyage.
 
En raison du nombre élevé d'agressions parfois avec violence, de vols et de viols, la plus grande vigilance est recommandée aux touristes. Il faut éviter de porter des objets de valeur, de manipuler des fortes sommes d'argent et de se déplacer à pied même durant la journée. Les excursions doivent être effectuées en compagnie d'un guide. 
La baignade, les sorties en mer et la plongée sous-marine doivent être réservées aux nageurs confirmés en raison de la puissance des courants. Il est à noter que très peu de plages sont surveillées, que l'archipel n'est pas équipé de caisson de décompression en cas d'accident de plongée et qu'aucune évacuation en hélicoptère n'est possible.
 
Si aucun vaccin n'est obligatoire, il est conseillé d'être en ordre de vaccination contre la fièvre jaune, la diphtérie-tétanos-poliomyélite et éventuellement la fièvre typhoïde et les hépatites A et B.
Il faut observer des règles d'hygiène strictes et ne boire que de l'eau en bouteille encapsulée.
Il faut également se protéger contre les piqûres de moustiques responsables de la dengue, du virus Zika et du paludisme. La visite du pays est déconseillée aux femmes enceintes. 
 
Les touristes apprécient les plages de sable des îles de Boa Vista, de Santiago et de São Vicente, les excursions sur les pentes du volcan de l'île de Fogo ou la découverte des salines de l'île de Sal.
Les infrastructures hôtelières sont encore très peu développées et le confort est parfois rudimentaire.